Évaluation des services écosystémiques rendus par les couverts hivernaux en fonction de leur composition et du travail du sol
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- Les effets néfastes des pratiques culturales intensives sur les sols agricoles sont nombreux : dégradation des propriétés physiques et chimiques du sol, perte de matière organique, chute de l’activité biologique, érosion, ruissellement. Les évènements climatiques extrêmes causés par le changement climatique (canicules, sécheresses, inondations) renforcent ces effets. En conséquence, certaines cultures originaires de nos régions ne sont plus adaptées pour se développer correctement dans de telles conditions de température et d’humidité et peinent à se développer sur des sols dégradés. Certaines pratiques agricoles telles que les cultures de couverture et la réduction du travail du sol permettent de minimiser ces impacts via un rôle de protection des sols. Ces pratiques font partie intégrante de l’agriculture de conservation des sols et en constituent les deux premiers principes. L’objectif de ce mémoire est d’évaluer les performances et caractéristiques des cou- verts hivernaux en fonction de leur composition et du travail du sol, dans le but d’aider au choix d’un couvert approprié pour l’agriculteur.rice dans le contexte du changement climatique. Le mémoire découle d’une expérience de six mois (automne-hiver 2021) sur une parcelle agricole à Vieux-Sart où les mesures réalisées se concentrent sur les services écosystémiques rendus par les couverts. Nous nous sommes intéressés aux effets du labour (non-labour depuis 15 ans, non-labour depuis 3 ans, labour), du type de couvert semé (couvert tempéré et couvert tropical) et du nombre d’espèces composant le couvert (1, 4 ou 8) sur les services écosystémiques. Les tendances observées dans les résultats sont en faveur du non-labour depuis 15 ans et en défaveur du non-labour depuis 3 ans. Le labour présente en général des performances intermédiaires. Les services écosystémiques apportés par les couverts végétaux sont donc supérieurs en non-labour ancien. Cependant, les bénéfices liés à la transition d’un sol labouré vers un sol non-labouré sont uniquement observables sur le long terme et la balance des bénéfices est négative lors des premières années de reconversion. Suite à l’été exceptionnellement pluvieux de 2021, les couverts d’interculture ont subi un retard de semis et en ont souffert. Les conditions de température et d’humidité n’ont pas été propices à leur développement optimal. Dans ces conditions, les couverts composés de 4 espèces ont été les plus performants. Parmi les espèces composant le couvert, l’avoine brésilienne, le trèfle d’Alexandrie et le trèfle de Perse ont présenté les meilleures performances. En revanche, le sarrasin, le sorgho et le tournesol n’étaient pas adaptés aux conditions de l’étude. La discussion met en avant l’importance de la gestion intégrée des cultures de couverture afin de pouvoir profiter des services écosystémiques liés à leur établissement. Le choix et la diversité des espèces composant le couvert, la bonne préparation du lit de semences, la date de semis et la densité de semis sont des éléments à adapter en fonction des conditions du milieu afin de pouvoir tirer le potentiel maximal des cultures de couverture.