Dans les établissements scolaires de la Communauté française où prime la neutralité, comment les enseignants perçoivent-ils la mise en place d’un dispositif d’encadrement de l’expression de la liberté philosophique et religieuse sur le vivre-ensemble dans une société pluralisée ?
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- L’instauration du cours de philosophie et de citoyenneté (CPC) en 2017 par le législateur francophone se veut être une alternative garantissant la neutralité dans les établissements scolaires de la Communauté française. Depuis lors, les échos d’une suppression des cours philosophiques dans un futur proche se font de plus en plus entendre (Vanbellingen, 2022). Pourtant, la pluralisation de la société nous a démontré que l’Europe actuelle n’est plus dans un mouvement de sécularisation, mais bien de post-sécularisation (Boeve, 2007). Ainsi, le religieux et la spiritualité réoccupent une place prépondérante dans la construction identitaire des individus (Gauthier, 2020). La présente recherche se base sur une question d’acteur de terrain, mettant en avant un comportement religieux dérivatif et non encadré des élèves dans la cour de récréation. Dans une volonté de développement professionnel mais aussi d’instauration d’un climat de bien-être dans l’établissement, nous avons élaboré un « dispositif d’encadrement des convictions religieuses et philosophiques ». Inspiré par les écrits d’auteurs tels que Roebben (2016) et Legrand (2023), et à l’aide de rencontres interconvictionnelles, ce dispositif se veut être en faveur du vivre-ensemble dans une société pluralisée. Enfin, les différents feedbacks recueillis par les enseignants durant cette recherche qualitative, obtenus par des entretiens semi-directifs, nous permettent d’envisager de nouvelles perspectives pour l’avenir.