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La stigmatisation sociale de la schizophrénie auprès du personnel soignant : effets du diagnostic et de la présence d’hallucinations auditivo-verbales sur la considération positive inconditionnelle

(2021)

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Contexte : Le diagnostic de schizophrénie engendre de la stigmatisation, même auprès du personnel soignant. Alors que de nombreuses études se sont intéressées aux facteurs qui influencent la formation d’attitudes négatives à l’égard des personnes diagnostiquées schizophrènes chez les soignants, très peu ont cherché à explorer l’impact de la stigmatisation sur les attitudes thérapeutiques dont ils font preuve. De plus, investiguer l’influence du type de symptômes et de l’étiquette diagnostique sur ce phénomène était nécessaire afin d’alimenter une littérature prometteuse, mais peu fournie sur ce sujet. Objectifs : L’objectif de la présente étude était d’investiguer l’incidence de la stigmatisation sociale associée à la schizophrénie sur le degré de considération positive inconditionnelle (CPI) dont fait preuve le soignant, en fonction de la présence ou non d’hallucinations auditivo-verbales (HAV) chez les personnes diagnostiquées schizophrènes. Méthode : Afin de mesurer la stigmatisation de 137 soignants, trois questionnaires permettant de mesurer les trois composantes de la stigmatisation (stéréotypes, préjugés et discriminations) ont été utilisés. La CPI du soignant a été mesurée à l’aide du BLRI. Les six vignettes départageant les participants dans les groupes expérimentaux ont permis d’observer les différences entre les résultats des participants selon le type de symptômes décrit et la présence ou non d’un diagnostic de schizophrénie. Résultats : Relativement aux différentes composantes de la stigmatisation, seule la distance sociale du soignant prédisait le regard positif. Les scores aux différentes échelles ne variaient pas en fonction de la présence ou non du diagnostic de schizophrénie dans la vignette. Toutefois, un effet du type de symptômes a été retrouvé, les soignants stigmatisant plus la personne décrite dans la vignette lorsqu’elle présentait des symptômes de la schizophrénie, qu’il s’agisse d’HAV, ou non. Finalement, d’autres facteurs comme la familiarité, l’âge, le secteur de travail, l’ancienneté et la profession des soignants ont montré un effet significatif sur certaines composantes de la stigmatisation et de la CPI. Ces résultats encouragent la recherche à explorer l’incidence de la stigmatisation sur les attitudes thérapeutiques. Ils mettent également en avant l’importance d’un contact étroit entre le soignant et son bénéficiaire, ainsi que d’attitudes propices au développement d’une relation thérapeutique significative, dans la lutte contre la stigmatisation auprès du personnel soignant.