Etude rétrospective sur la cholangite biliaire primitive aux Cliniques universitaires Saint-Luc : évaluation de l’apport d’une base de données pour une meilleure compréhension de l’évolution de la maladie et son pronostic, et pour l’adéquation de la prise en charge des patients suivis par l’institution.
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- Objectifs : Cette étude a comme objectif d’évaluer l’apport d’une base de données pour les patients atteints de cholangite biliaire primitive (CBP), suivis aux Cliniques universitaires Saint-Luc. Pour ce faire, les données recueillies seront utilisées sous différents angles : dresser les caractéristiques des patients étudiés, analyser la progression de la maladie, et tester différents modèles pronostiques sur ces patients. Méthodes : Les dossiers de patients inclus dans notre étude proviennent d’une liste des fournie par la Cellule Résumé Clinique Minimum de Saint-Luc, reprenant tous les patients enregistrés comme atteints de CBP (code 5716) ayant été suivis à Saint-Luc entre 1974 et 2014. Après le recueil de 15 dossiers utilisables, la liste a été croisée avec une seconde liste, fournie par le Département des Laboratoires Cliniques de Saint-Luc, reprenant tous les patients ayant eu une sérologie anticorps anti-mitochondries positive entre 2007 et 2017, afin d’optimiser le temps consacré aux dossiers des patients atteints de CBP. Pour chaque patient, la présence d’une hépatite auto-immune concomitante a été recherchée, afin d’exclure le dossier le cas échéant, pour se focaliser essentiellement sur la CBP. Toutes les données ont été encodées dans un tableau Excel. Résultats : Les données ont été recueillies dans 39 dossiers. Les caractéristiques de nos patients n’ont pas montré de grande divergence par rapport aux populations équivalentes comparées, si ce n’est peut-être un âge plus jeune au moment du diagnostic. Le lien entre un pronostic plus sévère de la maladie et la présence de symptômes au moment du diagnostic et/ou un âge jeune au moment du diagnostic, a été observé dans notre étude. Les modèles pronostiques et l’évolution des marqueurs biologiques au long terme n’ont pu être évalués de manière satisfaisante, par le manque d’homogénéité dans les données sur le long terme et dans le suivi. Conclusion : La base de données s’est montrée utile pour la caractérisation de nos patients et la recherche de facteurs pronostiques au moment du diagnostic, grâce à l’étendue des données recueillies. Son utilisation est cependant limitée lorsqu’on souhaite étudier l’évolution de la maladie et analyser différents modèles pronostiques, ce qui requiert un suivi régulier et au long terme chez un grand échantillon de patients.