Comparaison du pronostic de carcinomes papillaires séreux de l’ovaire ayant des présentations cliniques différentes
Files
Cespivova_Markéta_50821300_2019-2020.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 2.5 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Objectifs : Le carcinome ovarien est un cancer rare ; le carcinome séreux de l’ovaire, le type le plus fréquent des cancers épithéliaux de l’ovaire, englobe lui-même deux carcinomes distincts l’un de l’autre, aussi bien par leur carcinogenèse que par leurs caractéristiques cliniques, moléculaires et génétiques : le carcinome séreux de haut grade et le carcinome séreux de bas grade. Les métastases « iatrogènes », par exemple dans les sites de trocart, n’ont pas d’influence sur les systèmes actuels de stadification (FIGO ou TNM). L’objectif de ce mémoire est double : d’une part, comparer le pronostic des patientes ayant ces métastases « iatrogènes » à celui des patientes ayant des métastases à distance classiques (stades IV selon FIGO ou M1 selon TNM) ; d’autre part, ce mémoire cherche à évaluer l’intérêt de la molécule d’adhérence cellulaire épithéliale (EpCAM) en tant que marqueur pronostique. Méthodes : L’étude inclut les patientes atteintes d’un carcinome séreux de l’ovaire entre janvier 2000 et décembre 2017 et prises en charge au moins partiellement aux Cliniques Universitaires Saint-Luc. Elles ont été réparties en différents groupes selon leur présentation clinique : les patientes du Groupe 1 se présentaient avec des métastases pariétales abdominales sur cicatrices chirurgicales et sans métastase à distance, les patientes des Groupe 2, 3 et 4 se présentaient, respectivement, aux stades FIGO IV, III et I-II au moment du diagnostic. Les caractéristiques statistiques de ces différents groupes ont ensuite été analysées grâce au logiciel SAS 9.4. L’expression d’Ep-CAM a été investiguée par immunohistochimie sur des échantillons enrobés en paraffine chez les patientes des Groupes 1 et 2. Son impact sur la survie a été évalué selon un score de proportion, évaluant la quantité de cellules néoplasiques exprimant Ep-CAM, et un score d’intensité, estimant l’intensité d’expression du marqueur par ces cellules cancéreuses. Résultats : 122 patientes ont été recensées : 23 (19%) atteintes d’un carcinome séreux de l’ovaire de bas grade (CSOBG) et 99 (81%) atteintes de carcinome séreux de l’ovaire de haut grade (CSOHG). Les sites de trocart ont été biopsiés durant le debulking chez 38 patientes : 11 sont métastatiques (3 de ces patientes avaient également des métastases à distance), soit 29%. Parmi toutes les patientes, 8 présentaient des métastases dans des sites abdominaux extra-péritonéaux sans métastase à distance (« Groupe 1 ») et 28 présentaient des métastases à distance (« Groupe 2 »). La survie des patientes du Groupe 1 est similaire à celle des patientes sans métastase dans les sites de trocart ni à distance (respectivement, survie médiane de 42,7 mois avec intervalle de confiance à 95% (IC95%) (16,1 – 67,9) et 59,8 mois (22,2 - NE), p = 0,73). De plus, il n’y a pas de différence significative entre la survie des patientes du Groupe 1 et celle des patientes du Groupe 2 (respectivement, survie médiane 42,7 mois avec IC95% (16,1 – 67,9) et survie médiane 32,4 mois avec IC95% (22,1 – 40,9) ; p = 0,31). L’impact de la présence de métastases pariétales d’anciens sites chirurgicaux abdominaux extra-péritonéaux (telles que les sites de trocart) sur la survie des patientes reste donc incertain. Finalement, l’expression d’EpCAM, estimée tant par le score de proportion que celui d’intensité, ne semble pas influencer la survie des patientes du Groupe 1 et du Groupe 2.