Les traitements médico-chirurgicaux du pied varus équin spastique : étude rétrospective à propos de 622 patients
Files
VanRoy_Olivier_84721700_2020-2021.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 523.44 KB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Objectif Le traitement du pied varus équin spastique est multimodal comprenant de la kinésithérapie, des appareillages, des injections de toxine botulique, des neurotomies et des chirurgies orthopédiques. L’objectif de cette étude est de déterminer le type de bloc diagnostique aux anesthésiques réalisés, la fréquence avec laquelle les traitements médicaux et chirurgicaux sont réalisés ainsi que la relation entre le résultat obtenu après bloc et le type de traitement proposé dans une pratique clinique. Méthode Les dossiers médicaux de 622 patients souffrant d’un pied varus équin d’origine neurologique centrale ayant bénéficié d’une évaluation par bloc moteur diagnostique aux anesthésiques, ont été revus de manière rétrospective. Résultats La déformation du pied était causée par un accident vasculaire cérébral dans 66% des cas. Les types de déformations étaient un pied varus équin dans 56% des cas, un équin isolé dans 38% des cas et un varus isolé dans 6% des cas associés à un recurvatum de genou dans 55% des cas et une griffe d’orteils dans 41% des cas. Les patients se plaignaient d’une instabilité du pied dans 67% des cas et de douleur dans 27% des cas. Les blocs diagnostiques aux anesthésiques ont été réalisés de manière globale au niveau du tronc du nerf tibial dans 10% des cas et de manière sélective au niveau des branches collatérales motrices du nerf tibial destinées au muscle soléaire dans 90% des cas, au muscle tibial postérieur dans 43% des cas, et aux muscles gastrocnémiens dans 19% des cas. Le bloc diagnostique aux anesthésiques n’a permis aucune amélioration du pattern de marche en phase d’appui dans 17% des cas, une correction partielle dans 57% des cas et une correction complète dans 26% des cas. Le traitement du pied varus équin spastique a compris des injections de toxine botulique dans 48% des cas, un appareillage dans 41% des cas et une chirurgie dans 59% des cas. Au niveau chirurgical, les patients ont bénéficié d’une neurotomie dans 22% des cas, d’une chirurgie tendineuse (allongement et/ou transfert) dans 12% des cas et d’une chirurgie combinée (neurotomie et chirurgie tendineuse) dans 25% des cas. Le type de traitement réalisé était lié au résultat du bloc diagnostique aux anesthésiques. Conclusion Cette étude représente la plus grande cohorte de patients évalués et traités pour un pied varus équin spastique, par une équipe interdisciplinaire. Le traitement était chirurgical dans 59% des cas et médical dans 37% des cas. Le type de traitement réalisé est influencé par le résultat du bloc diagnostique aux anesthésiques.