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Effets de lisière forestière sur les communautés de papillons de nuit : une analyse interspécifique et intraspécifique.

(2025)

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Avec l’expansion croissante des lisières forestières, il devient essentiel de comprendre leur impact sur les conditions abiotiques et les communautés biologiques. Pour explorer ces effets, nous avons choisi d’étudier les papillons de nuit, un groupe représentatif des invertébrés forestiers en raison de leur abondance et diversité. Mon étude a été réalisée dans deux lisières du Bois de Lauzelle, où des pièges lumineux et des pièges à appât (mélange de vin et sucre avec une bouteille de chloroforme) ont été installés à trois distances de la lisière (0, 30 et 100 m). Les pièges lumineux ont fonctionné pendant 10 jours, et les pièges à appât pendant cinq semaines, au cours des mois d'août et de septembre 2024. Des dataloggers ont été placés sur chaque piège pour mesurer les gradients microclimatiques potentiels (humidité relative et température). Les papillons capturés ont été identifiés et comptés pour évaluer l’abondance et la richesse spécifique en fonction de la distance à la lisière. De plus, leurs caractéristiques écologiques (spécialisation en habitat et régime alimentaire larvaire) ainsi que leurs traits morphologiques (taille des ailes antérieures) ont été étudiés. À l’échelle intraspécifique, deux espèces généralistes abondantes, Noctua pronuba et Xestia xanthographa, ont été analysées en termes de taille corporelle et de masse sèche. Les résultats n’ont révélé aucune tendance claire pour l’humidité relative ou la température ambiante le long de la lisière. L’abondance des papillons variait en fonction des terrains et des techniques de piégeage, rendant impossible l’identification d’une tendance générale. Concernant la richesse spécifique, elle était parfois plus élevée au centre de la forêt selon les pièges lumineux, mais globalement, aucune tendance marquée n’a été observée selon la distance à la lisière. Les indices de diversité de Shannon et Simpson étaient similaires entre les différentes distances, indiquant des communautés riches et équilibrées. Les analyses morphologiques n’ont montré aucune différence significative dans la taille des espèces entre la lisière et l’intérieur de la forêt. Au sein des deux espèces étudiées, aucune tendance claire en termes de taille corporelle ou de masse sèche n’a été détectée. Ces résultats suggèrent que les lisières forestières étudiées ne sont pas négatives pour les communautés de papillons de nuit et n’entraînent pas d’effets évidents sur la plupart des variables étudiées. Cela pourrait s’expliquer par le fait que les lisières étaient graduelles, orientées est-sud-est (et non plein sud, qui génère des effets plus marqués), et ne présentaient pas de gradient net de végétation. L’absence de gradient microclimatique apparent pourrait également expliquer la similitude entre les communautés de papillons de la lisière et de l’intérieur de la forêt. Cependant, il convient de noter certaines limites : l’étude s’est concentrée uniquement sur le stade adulte des papillons et n’a pas analysé la composition spécifique des communautés. Ainsi, des effets subtils sur les espèces présentes pourraient ne pas avoir été détectés. Ces résultats ouvrent la voie à des recherches complémentaires pour approfondir la compréhension des impacts des lisières forestières sur les communautés de papillons de nuit.