ATTENTION/WARNING - NE PAS DÉPOSER ICI/DO NOT SUBMIT HERE

Ceci est la version de TEST de DIAL.mem. Veuillez ne pas soumettre votre mémoire sur ce site mais bien à l'URL suivante: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
This is the TEST version of DIAL.mem. Please use the following URL to submit your master thesis: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
 

La comparaison des caractéristiques et des pronostics vitaux des patients ayant présenté un arrêt cardiaque extrahospitalier avec ceux des patients ayant présenté un arrêt cardiaque intrahospitalier

(2021)

Files

Garbar_Maricka_26061400_2020-2021pdf.pdf
  • UCLouvain restricted access
  • Adobe PDF
  • 778.98 KB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Objectif : Le but de cette étude est de comparer les caractéristiques des patients et les pronostics vitaux des patients victimes d’un arrêt cardiaque intrahospitalier (ACIH) et celles des patients victimes d’un arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH). Le taux de survie des patients touchés par un arrêt cardiaque (ARCA) est intimement lié à la précocité et la qualité de la prise en charge pendant l’événement. Méthode et résultats Sur une période de 5 ans, de 2015 à 2019, nous avons réalisé une étude rétrospective non interventionnelle sur une cohorte de 1251 patients, âgés de plus de 16 ans, qui ont présenté un arrêt cardiaque. Ceux-ci ont, soit, été pris en charge par les Cliniques Universitaires Saint-Luc (CUSL), ou soit était hospitalisés au sein même des CUSL. Au cours de cette étude, 954 patients victimes d’un ACEH et 297 patients victimes d’un ACIH ont été recensés à partir de 3 bases de données différentes regroupant les ACIH et ACEH. Nous avons comparé les données des patients en fonction de leurs caractéristiques sociodémographiques, de leur événement cardiaque, de leur prise en charge pendant et après l’ARCA, leur taux de survie et leur pronostic neurologique immédiat, après 1 et 6 mois, ainsi que le bilan des patients réanimés après un retour à une circulation spontané (ROSC). Le taux de survie à la sortie de l’hôpital était de 25% concernant les patients ayant présenté un ACIH et de seulement 9% pour les patients victimes d’ACEH. La moyenne d’âge des 2 populations était de 70 ans avec une prédominance d’événements d’ARCA chez les hommes (61% et 63% respectivement). De plus, 78% des patients victimes d’un ACIH avaient des antécédents cardiaques connus contre 53% chez les patients victimes ACEH. 73% des ACIH étaient accompagnés de témoins, contre 42% des ACEH. Concernant, la réanimation cardiopulmonaire (RCP), 95% des témoins des patients qui ont présenté un ACIH l’ont initié contre 58% des témoins des patients victimes d’un ACEH. Les délais d’intervention sont variables entre les deux populations : le délai entre l’ARCA et l’arrivée des secours formés à l’Advanced life support (ALS) est de 0.5±1.5 min chez les patients victimes d’un ACIH contre 9.3±4.3 min chez les patients victimes d’ACEH. Le no-flow chez les patients ayant souffert d’un ACIH est de 0.4±1.6 min contre 5.3±7.2 min chez les patients ayant souffert d’un ACEH. Et enfin le low-flow est de 18.3±21.5 min chez les patients victimes d’un ACIH contre 27.9±18.3 min chez les patients victimes d’un ACEH. Le ROSC est de 66% chez les patients victimes d’un ACIH contre 23% chez les patients victimes d’un ACEH. Conclusion Dans nos deux échantillons, la moyenne d’âge est semblable ainsi que le constat que les hommes sont plus souvent touchés par des ARCA que les femmes. Nous observons que les patients victimes d’un ARCA en milieu hospitalier avaient en général un meilleur pronostic de survie que les patients qui ont présentés un ARCA en extrahospitalier. En effet, les patients qui ont eu un ACIH ont un taux de survie immédiat supérieur ainsi qu’un pronostic neurologique plus favorable que les patients qui ont été victimes d’un ACEH. Ils avaient également des antécédents cardiaques connus. Ces différences sont essentiellement dues à la précocité et la qualité de l’intervention lors des arrêts cardiaques en milieu hospitalier.