Double appartenance religieuse et rituels de deuil : pour un christianisme plus inculturé chez les Yowa d’Alfa-Kpara
Files
MémoireArmelGbégnido.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 1.24 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Le cœur du christianisme étant la Révélation divine qui transcende les cultures et les époques, l’œuvre de l’évangélisation doit s’élever au-dessus des oppositions liées au particularismes culturels. Elle doit se fonder dans la Révélation elle-même pour en tirer sa méthode de communication. Ainsi, l’évangélisateur doit savoir prendre sa place d’interface pour laisser l’auteur de l’évangélisation continuer son initiative. Car dans l’évangélisation c’est Dieu qui continue son initiative d’auto-commination absolument gratuite au profit de l’humain. Selon "Dei Verbum", c’est lui-même qui va à la rencontre des humains pour en faire des amis et s’entretenir avec eux (n°2). Dieu, ne faisant pas de différence entre les hommes ni entre les cultures, tous les peuples peuvent avoir accès auprès de lui. En conséquence, tous les humains de toutes les cultures, et donc les Yowa d’Afla-Kpara au Bénin, tout en étant ancrés chacun dans sa culture, peuvent combiner leur identité culturelle et leur appartenance au Christ. Le christianisme alors s’élève au-dessus des religions du monde qui s’attachent à des espaces donnés, pour être, selon l’heureuse inspiration de Claude Geffré, la « religion de l’Évangile ». L’espace est donc ouvert pour l’expression de l’universalité du christianisme, inconditionnellement à partir de l’universalité de l’Évangile dont le dessein bienveillant et divin est de transformer l’humain de tous les peuples, de toutes les cultures et de toutes les nations, au moyen de ce qui caractérise le christianisme : la passion-mort-résurrection de Jésus, suprême preuve de don d’amour qui dit le nom de Dieu.