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DETHIER-43180000-2018.pdf
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- Une littérature politologique importante permet de constater que le monde politique belge est un espace excluant les femmes. Le plus souvent, ces études portent sur les niveaux législatifs fédéral, régional ou communal. Le niveau provincial est peu abordé. Or, la problématique de la démocratie locale permettrait d’explorer les motivations, les profils sociologiques, les obstacles que les élues provinciales ont pu rencontrer dans leurs campagnes électorales et dans leur sélection partisane et de faire le lien avec les élections dans les entités communales, fédérées et fédérales. La province est une institution malaimée : perdant de l’intérêt pour les électeurs (seuls 8% des citoyens s’intéressent aux enjeux provinciaux), elles sont considérées comme des institutions d’un autre temps et qui font souvent doublon dans la « lasagne institutionnelle » belge. Menacée par les partis politiques à plus ou moins long terme (les ECOLO veulent leur mort rapide, le MR veut une révision « en profondeur »). Pouvoir local sans l’être du point de vue des moyens mais aussi des listes (composées par les partis politiques), ce cadre institutionnel est unique et, avant qu’il ne disparaisse tant il est menacé, je voudrais avoir l’occasion de traiter de ces élections. Ce mémoire a pour but d’une part de connaître les candidates qui se présentent aux élections provinciales : quelles sont leurs motivations, leur profil sociologique, quels sont les obstacles dans leur sélection partisane. Dans un second temps, il s’attache à effectuer une comparaison avec les élues fédérales, régionales pour lesquelles des données existent déjà. Cela permet de mieux cerner si le cadre institutionnel a une influence sur les mécanismes qui viennent d’être relevés (ayant trait au premier objectif).