Impact du processus de décomposition sur la fertilité minérale des sols du Miombo dans les environs de Lubumbashi (RDC)
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- La forêt claire de Miombo couvre en Afrique centrale une surface d’environ (2,4 millions km2), et se retrouve majoritairement sur des sols très altérés. Dans ces conditions, le maintien à long terme de la fertilité des sols dépend étroitement du processus de décomposition, à travers le recyclage des éléments minéraux prélevés par la végétation. Dans ce contexte, ce mémoire s’est intéressé au processus de décomposition dans la zone du Miombo située aux environs de la ville de Lubumbashi (RDC). Dans trois sites, nous avons individualisé 4 occupations du sol représentatives de la dynamique forestière liée au défrichement (fabrication du charbon de bois, mise en culture) – forêt peu perturbée, forêt ouverte pour la carbonisation, mise en culture, recrû – et matérialisé pour chacune 4 quadras de 25m × 25m. Des sachets de thé vert et Rooibos ont été installés à deux profondeurs (surface et -10 cm) dans les 4 occupations du sol en début de saison sèche, et relevés après trois mois pour détermination de la perte de masse. Par ailleurs, des sachets de litière pure de 10 espèces ligneuses différentes, couvrant une large gamme de traits fonctionnels, ont été placés en forêt peu perturbée et en forêt ouverte pour la carbonisation, et récoltés après 1 et 3 mois pour évaluation de la perte de masse. Enfin, une caractérisation chimique des litières initiales et des sols (0-20 cm) a été réalisée. La perte de masse s’est avérée significativement supérieure pour le thé vert (29%) par rapport au thé Rooibos (11%), sans effet de la profondeur d’installation ni du site. La décomposition du thé vert s’est montrée significativement supérieure sous culture (54%) par rapport aux trois autres occupations du sol (26%). Pour les litières foliaires, la perte de masse moyenne après 3 mois (14%) était significativement mais légèrement supérieure à celle observée après 1 mois (10%), sans différence significative liée au site ni à l’occupation du sol. Trois groupes d’espèces ont pu être individualisés sur base du pourcentage de perte de masse, avec toutefois des différences réduites entre espèces (après trois mois : max : 17%, espèce_Jg ; min : 9%, espèce_Pang). La perte de masse s’est avérée positivement reliée à la teneur en éléments minéraux et négativement reliée à la teneur en cellulose et en azote. La forte variabilité de perte de masse observée localement tant pour les sachets de thé que pour les sachets de litière suggère que d’autres facteurs, non contrôlés dans cette approche, pourraient affecter la perte de masse à court terme. La récolte des sachets après 6 et 12 mois, de même que la perte de masse des sachets de thé installés en début de saison humide, devraient permettre de mieux comprendre les mécanismes actifs.