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Bilan énergétique du secteur agricole wallon : estimation pour 2019 et analyse prospective à l’horizon 2050

(2022)

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L'utilisation de machines et d'engrais minéraux a permis d'augmenter la productivité agricole et d'améliorer les rendements et l'approvisionnement en nourriture dans le monde. Cependant, l'agriculture, en tant que consommatrice d'énergie, contribue à l'épuisement des ressources énergétiques non renouvelables et au réchauffement climatique par le biais des émissions liées à l'énergie. La part de l’énergie consommée par l’agriculture est généralement faible par rapport à la consommation finale totale des pays. Dans l’UE, cette part ne représentait que 3,3 % de la consommation finale en 2019. Ce chiffre serait plus bas pour la Belgique (entre 1 et 2,7 %). Les études des consommations énergétiques liées à l’agriculture sont généralement axées sur les consommations énergétiques directes (carburant, électricité) à la ferme et ne comprennent pas de données sur les apports énergétiques indirects (engrais, pesticides, matériels et bâtiments). Lorsque celles-ci sont incluses, la proportion estimée de l'utilisation de l'énergie en agriculture augmente de manière significative. L’objectif de ce mémoire est de tenter d’estimer au mieux ces consommations d’énergie directes et indirectes pour le secteur agricole wallon. Pour cela, un outil qui prend la forme d’un calculateur Excel est développé. Cet outil prend en compte les productions végétales et animales du secteur ainsi que les interactions qui existent entre ces deux entités. Des scénarios d’évolution de plusieurs filières du secteur, réalisés par l’équipe de recherche Sytra, sont agrégés et évalués dans le calculateur pour comparer les potentielles diminutions de consommations du secteur par rapport à l’année 2019. Le potentiel de productions d’énergies du secteur via la biométhanisation et le photovoltaïque est également exploré. Les résultats montrent que le secteur consommerait 16 664 TJ en 2019 sans les importations de nourriture pour animaux, réparties en 4 918 TJ pour les productions végétales à destination de l’homme (et autres) et 11 726 TJ pour les productions animales, ce qui représente 3,7 % de la consommation d’énergie finale de la Wallonie lors de la même année, soit un chiffre bien supérieur à celui estimé précédemment. L’énergie indirecte serait responsable de plus de la moitié de la consommation. Les productions animales occupent une importance majoritaire dans cette consommation, avec plus de 70 % du total attribué, les bovins y étant grandement contributaires. Les changements en termes de consommations d’énergie des différents scénarios sont mis en perspective avec les productions végétales et animales de ces mêmes scénarios. Les potentielles productions d’énergie du secteur pourraient être plus de deux fois plus élevées que ses consommations dans l’un d’entre eux. Ce travail pointe l’importance des calculs de consommation d’énergie associée à l’agriculture et plus particulièrement de l’utilisation indirecte d’énergie, ainsi que de la part de cette consommation attribuée aux animaux. L’enjeu de l’énergie pour et par l’agriculture est primordial et mérite l’importance croissante qui y est portée.