ATTENTION/WARNING - NE PAS DÉPOSER ICI/DO NOT SUBMIT HERE

Ceci est la version de TEST de DIAL.mem. Veuillez ne pas soumettre votre mémoire sur ce site mais bien à l'URL suivante: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
This is the TEST version of DIAL.mem. Please use the following URL to submit your master thesis: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
 

Motivation de service public et aménagements du temps de travail font-ils bon ménage ? Le cas du bureau de chômage de Charleroi

(2024)

Files

MEDINA_Y_ROMERO_72872200_2024.pdf
  • Closed access
  • Adobe PDF
  • 12.27 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Les agents qui travaillent dans le secteur public peuvent tirer leur motivation de divers facteurs dont certains sont propres aux administrations, comme l’intérêt pour les politiques publiques, le sens du sacrifice ou l’abnégation, l’attachement au bien commun ou encore la compassion. La littérature scientifique regroupe ces différents déterminants dans ce qu’elle appelle la « motivation de service public » (Public service motivation – PSM). Les recherches existantes tentent notamment de comprendre comment et pourquoi la motivation de service public varie entre agents, organisations publiques ou tout au long d’une carrière. L’époque actuelle est marquée par la remise en question des modes d’organisation du travail, en ce compris dans les administrations publiques. Les innovations qu’elle induit (télétravail, suppression du pointage, flex offices, paysagers…) peuvent (ou pas) traduire une transformation plus profonde de la vision managériale des organisations publiques. Dans ce contexte, nous nous interrogeons sur la façon dont la motivation de service public et les changements évoqués interagissent entre eux. Depuis 2014, l’ONEM a aménagé son temps de travail. A cette époque le télétravail était très strict. Plusieurs conditions devaient être remplies pour bénéficier d’un seul jour de télétravail par semaine. Ensuite, il y a eu la crise sanitaire de la COVID-19. Les collaborateurs n’ont pas eu d’autres choix que de passer en télétravail complet entre 2020 et 2022 (seuls certains collaborateurs ne pouvant effectuer de tâches à domicile, ont pu accéder au bureau en temps de crise). A la fin du confinement, et plus précisément en juin 2023, l’ONEM a décidé de passer à un nouvel aménagement du temps de travail qui s’appelle NOVA. Dans ce nouveau cadre, le télétravail a de nouveau été modifié. En effet, cette nouvelle configuration impose un quota de 40% de travail au bureau et 60% maximum de travail à domicile sur une année donnée. Le but était de savoir si la motivation de service public a diminué, augmenté ou est restée stable selon ces différents aménagements du temps de travail et quelles en sont les conséquences pour l’agent. A partir du bureau de chômage de Charleroi et de nombreuses littératures, notre recherche met en évidence, entre autres, que ce n’est pas forcément le télétravail qui met à rude épreuve la motivation de service public, mais plutôt à une surcharge mentale. De plus, la grande majorité des agents du bureau ont une préférence pour un maximum de télétravail, alors que les membres du cadre dénoncent une perte de cohésion sociale depuis ce nouveau système.