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Les compétences pragmatiques des enfants maltraités de 4,5 ans à 6 ans : évaluation psychométrique et analyse du comportement langagier sur base d’une grille d’observation

(2016)

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Abstract
Les enfants en situation de maltraitance et placés par décision judiciaire présentent très fréquemment, du fait notamment d’un manque d’interactions positives et de stimulations adéquates dans la prime enfance, des troubles dans différentes sphères de leur développement, qu’il s’agisse du domaine cognitif, langagier, social ou encore psychique. La recherche présentée dans ce mémoire vise à évaluer si les compétences pragmatiques des enfants maltraités se développent de manière similaire à celles des enfants tout-venants. Il est supposé, en effet, qu’un manque d’interactions appropriées dans la dyade parent-enfant influencera négativement le développement des habiletés pragmatiques. Les compétences langagières de six enfants maltraités ont été évaluées à l’aide de subtests issus de l’ELO (Khomsi, 2001) et de la N-EEL (Chevrie-Muller & Plaza, 2001) et les habiletés pragmatiques à l’aide des subtests « Pragmatique » de l’EVALO 2-6 (Coquet, Ferrand & Roustit, 2009) et du questionnaire Children’s Communication Checklist 2 de Bishop (Bishop, 2006). Les résultats ont été comparés à ceux obtenus par un groupe d’enfants tout-venants appariés en âge, sexe et niveau socio-économique. Les résultats mettent en évidence, outre un résultat inférieur aux épreuves langagières, des compétences pragmatiques significativement moindres dans le groupe des enfants placés, principalement en ce qui concerne l’informativité du discours, l’adaptation au contexte, l’utilisation d’un langage stéréotypé et un mutisme plus fréquent au cours de l’interaction. Aucune différence n’a été observée en ce qui concerne le nombre d’initiations inappropriées ou de réponses non-verbales. On observe, en outre, une relation entre les compétences langagières et pragmatiques. En conclusion, cette recherche confirme l’existence de troubles pragmatiques dans la population des enfants maltraités, en lien avec des troubles langagiers plus globaux. Plusieurs des compétences essentielles à l’interaction sont déficitaires. La stimulation langagière globale, mais aussi ciblée sur les interactions, s’avère donc essentielle dans cette population.