La (re)-traçabilité des comportements des patrouilleurs de police. Un cas concret dans une zone de police Bruxelloise
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- Selon I.Ramonet : « A notre insu, nous sommes de plus en plus observés, épiés, surveillés, contrôlés, fichés. Chaque jour, des technologies nouvelles affinent le pistage de nos traces ». Nous sentons-nous pour autant épié, surveillé, tracé ? Qu’en est-il réellement ? Cela nous amène-t-il à changer ou réfléchir à certains de nos comportements ? Quels sont les impacts réels sur notre vie professionnelle quand notre corps de métier y est soumis journellement ? Sans nul doute, la police a elle aussi été grandement affectée par le développement de ces nouvelles technologies, pour autant les implications que cela engendre sur le patrouilleur ont rarement fait l’objet d’une réflexion. L’omniprésence de ces dispositifs permettant la potentielle (re)-traçabilité n’est pas sans conséquence sur le comportement et la pratique du patrouilleur. Ainsi au travers d’entretiens réalisés, nous nous sommes intéressés aux effets de cette potentialité d’être (re)-traçable, nous avons choisi d’apporter un panel de réflexions au cours de ce travail. Notre objectif dans cette recherche sera donc, de comprendre ces influences de comportements et pratiques chez le patrouilleur, en l’analysant comme un Être rationnel à la recherche d’un bénéfice optimal pour un minimum de contraintes. Assistons-nous dès lors à une inversion des cibles de ces dispositifs ? Que connaissent les patrouilleurs de ces derniers ? Quels sont leurs discours et réactions à ce titre ? Est-il trop tard pour faire marche arrière ? Autant de questions auxquelles nous avons tenté de répondre dans ce mémoire.