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L’effet VET comme mesure de la plasticité cérébrale chez les adultes dysplasiques

(2020)

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Les mécanismes sous-jacents à la réorganisation corticale en cas de privation sensorielle précoce restent largement inconnus aujourd’hui. Peu d’études se sont concentrées sur les effets perceptifs que pouvaient amener la réorganisation du cortex somatosensoriel primaire (S1) chez l’Homme. Dans notre étude, nous cherchons à mesurer un effet perceptif de la réorganisation du cortex S1 chez des personnes dysplasiques (nées avec une agénésie des membres supérieurs). Pour se faire, nous utilisons une méthodologie comportementale centrée sur le paradigme VET (« Visual Enhancement of Touch »), jamais encore investigué auprès de la population dysplasique. D’après ce paradigme, nos différents sens interagissentaber les uns avec les autres et la vision peut ainsi influencer notre perception tactile (Eads, Moseley, & Hillier, 2015). Plus précisément, chez les personnes tout-venant, le simple fait d’observer une main recevoir une stimulation tactile améliorera leur performance à une tâche de détection tactile sur la joue (Serino & Hagard, 2010). Cet effet ne sera pas observable si l’image présentée aux participants est celle d’un pied recevant une stimulation tactile. Dans notre expérience nous cherchons à mesurer l’effet VET à la fois chez les personnes dysplasiques et chez des sujets contrôles pour en comparer les résultats. Pour y parvenir, nous avons présenté tour à tour aux participants la vidéo d’un pied et d’une main recevant une stimulation tactile, tandis qu’ils devaient répondre « oui » chaque fois qu’ils détectaient une stimulation tactile appliquée au moyen d’un monofilament sur leur joue. Nous nous attendions à ce que les performances des sujets dysplasiques s’améliorent lorsqu’elles observent un pied plutôt qu’une main, à l’inverse des sujets contrôles. Nos résultats ont permis de confirmer au moins en partie cette hypothèse. En effet, les personnes dysplasiques ont montré un avantage perceptif à la tâche de détection tactile lorsqu’elles observent un pied plutôt qu’une main, tandis que chez les personnes tout-venant, aucun avantage perceptif n’a pu être démontré en faveur d’une condition visuelle. Dans l’optique de prolonger cette recherche, des pistes d’amélioration ont été discutées en fin de travail.