Le coliving représente-t-il une opportunité de réhabilitation du patrimoine bruxellois délaissé ? Étude du cas Cohabs et de la réhabilitation du Passage du Nord
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- Notre monde est sans cesse bousculé par des crises climatiques et sociales, par des phénomènes d’urbanisation et de digitalisation qui ont vu naitre de nouveaux modes de consommations et de nouvelles économies collaboratives. Plus récemment ces fortes pressions immobilières et un sentiment de solitude grandissant ont vu émerger de nouvelles façons d’habiter. Figure de proue de ces nouveaux logements directement inspirés de l’économie de partage, le coliving apparait comme un marché en pleine expansion. Bruxelles, capitale européenne, n’échappe pas à ces phénomènes et le marché du coliving s’y développe à grands pas. Les rendements sont intéressants, les nouveaux projets se multiplient et répondent à une demande croissante. Pourtant, parallèlement à la pénurie de logement et à l’explosion de l’immobilier auxquelles la capital fait face, le patrimoine bruxellois se retrouve plus délaissé que jamais. En effet, c’est une superficie équivalente à une commune de 6.5 millions de mètres carrés qui est aujourd’hui inoccupée en Région bruxelloise. Cette commune fictive, rebaptisée Saint-Vide-Leegbeek, représente aujourd’hui la 20e commune bruxelloise et son réaménagement constitue l’un des enjeux majeurs pour une ville de Bruxelles durable dans le futur. Ce travail croisera les thématiques du coliving et de la vacance immobilière pour analyser comment ce type de logement peut répondre à la problématique des espaces inoccupés en ville, en s’appuyant notamment sur la souplesse de son programme ainsi que sur ses rendements locatifs élevés. L’objectif sera ainsi d’étudier, à travers un volet théorique et un cas d’étude, la possibilité qu’offre le coliving comme opportunité de réhabilitation du patrimoine bruxellois délaissé.