Impact des changements de végétation sur les propriétés des sols des páramos équatoriens : étude de cas dans la réserve de l'Antisana
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- La présente étude se focalise sur l'impact des changements de végétation liés au pâturage sur les propriétés des sols des páramos situés au sein du bassin versant Jatunhuaycu, dans la réserve écologique de l'Antisana en Equateur. Les páramos de cette région sont, depuis une centaine d'années, affectés par le pâturage, ce qui a mené à des changements notables au niveau de la végétation. Cette dernière, formée nativement de graminées et de quelques plantes ligneuses, a laissé place par endroits à une végétation courte et peu diversifiée. Les sols échantillonnés, situés à plus de 4000 mètres d'altitude, sont des andosols vitriques, jeunes et peu altérés. Les sols de surface se sont formés à partir de matériaux pyroclastiques récents (éruption du volcan Quilotoa datant d'environ 900 ans). Ces propriétés vitriques contrastent avec celles développées par les sols du sud de l'Equateur, dans la région du bassin Rio Paute. Là, le climat très humide et la faible activité volcanique ont mené à la formation de sols présentant un degré d'altération plus avancé, et parfois dépourvus en minéraux allophaniques. Dans le nord, l'activité volcanique plus importante et le climat relativement plus sec ont permis le développement de sols peu altérés et riches en cations basiques et en minéraux allophaniques. Les sols de l'Antisana sont pauvres en minéraux allophaniques et en ferrihydrite (contenu maximal de 2,9 et de 1,5 %, respectivement). Le jeune âge de ces sols semble dicter la composition minéralogique de ces derniers. Les diffractions de rayons X ont mis en évidence la présence de kaolinite, de smectite et de vermiculite dans les horizons de surface, toutes trois provenant probablement des cendres déposées suite à l'éruption du volcan Quilotoa. Les principales différences entre sites dégradés et non dégradés sont observées au niveau du pH et du TRB. Le pH est plus élevé pour les sites dégradés, notamment au niveau de l'horizon A. Cette observation est probablement due aux échanges rhizosphériques, qui varient d'une plante à l'autre. Les différents systèmes racinaires semblent par ailleurs avoir un impact sur la stabilité du sol. En pente, la couverture végétale dégradée semble amplifier les phénomènes d'altération.