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Une approche salutaire de la maladie et de la guérison proposée par l'Église de Dassa-Zoumé au Bénin

(2014)

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La maladie ou la souffrance est perçue comme un malheur en Afrique Noire. C’est tout ce qui ne favorise pas le bonheur de l’humain et le plonge dans un état qui est contraire au bien-être social. C’est le mal qui vient rompre le cours normal de la vie, déstabilise l’humain et crée une dysharmonie en lui, le fragilisant dans ses capacités de s’affirmer. En Afrique Noire, on voit la cause de la maladie dans une « main cachée », celle de l’ennemi qui cherche à nuire au malade. Ainsi, à chaque maladie, il y a une cause extérieure qui se trouve en dehors des pathologies. Aussi, pour l’Africain et le Béninois en particulier, la maladie est perçue presque toujours sous un angle mystérieux. Il faut lui trouver une solution « à tout prix ». Car, le salut réside dans le bien-être social, dans l’état santé. Cette compréhension de la maladie et de la guérison fait limiter le salut au niveau purement matérialiste humain. Or, l’homme est bien plus qu’un phénomène saisissable, pour prétendre qu’il a ou non le « tout de la vie », lorsqu’il vient à être guéri ou non d’un mal, libéré ou non d’une souffrance, d’une épreuve. La maladie est intrinsèque à la nature humaine. On pourrait dire qu’elle est le propre de l’homme, puisque l’homme est matière et esprit. En tant que matière, il est corruptible, il y a une fragilité en lui. Cette matière est vouée à la détérioration, elle est dommageable. Pour le chrétien, la maladie est un mal en apparence. Elle peut même constituer un bien pour l’homme dans la mesure où il peut, s’il s’en sert bien, en tirer de grands bénéfices spirituels, faisant ainsi de ce qui était primitivement le signe de sa perte un moyen pour aboutir au salut. La maladie considérée dans cet ordre ne devient pas un lieu d’assujettissement de l’homme, mais plutôt chemin pour sa liberté salutaire.