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La thrombolyse à dose réduite dans la maladie thromboembolique veineuse

(2018)

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Sujet : La maladie thromboembolique veineuse (MTEV), regroupant la thrombose veineuse profonde (TVP) et l’embolie pulmonaire (EP), constitue un vrai problème de santé publique tant par leur fréquence que par leur morbidité et leur mortalité élevée. Les recommandations récentes encouragent la thrombolyse systémique chez des patients atteints d’EP aigue associée à une hypotension (EP massive). Les guidelines actuelles ne précisent pas l’attitude à adopter chez des patients atteints d’EP massive avec une contre-indication (CI) à la thrombolyse systémique, ou de TVP des grands troncs veineux (veines caves, sous-clavières, axillaires, mésentériques, ilio-fémorales et veine porte). Objectif : L’utilisation de plus faibles doses d’urokinase (UK) permettrait-elle l’obtention d’une efficacité et d’une sécurité satisfaisante, chez des patients atteints de MTEV et où la thrombolyse est contre-indiquée ou n’est pas indiquée ? Méthodes : Sur une période de 13 ans, 35 patients de l’unité de soins intensifs (USI), âgés de 16 à 86 ans, ont été traités par thrombolyse à dose réduites au CHU UCL Namur. Les patients inclus dans l’étude sont ceux ayant une TVP des principaux troncs veineux, ou une EP massive avec une CI à la thrombolyse. Une dose de 500 Unités/kilogrammes/heure (U/kg/h) d’UK a été administrée en perfusion continue, avec une augmentation de 500 U/kg/h toutes les 24h. Les principaux critères d'évaluation de l'étude détermineront d'une part l’efficacité de la thrombolyse à doses réduites, correspondant à la résolution de l’obstruction ou l’amélioration des symptômes ainsi qu’à la sortie de l’USI, et d’autre part, sa sécurité, représentée par la survenue de saignements majeurs le décès. Résultats : L’efficacité du traitement par UK à dose réduite, définie précédemment comme étant la disparition de la thrombose ou l’amélioration de l’état clinique du patient, a été observée chez 24 patients (soit 77,1%) : 90% dans le groupe EP (IC95 0,55 à 1) et 72% dans le groupe TVP (IC95 0,51 à 0,88). La durée de lyse a varié de 4 à 8 jours dans le groupe EP et de 1 à 19 jours (moyenne de 7 jours) dans le groupe TVP. La survenue d’effets secondaires, principalement hémorragiques (épistaxis, hématome des points de ponction, méléna) a été observée chez 5 patients mais 1 seul patient a nécessité une transfusion (5,7%) pour une hémorragie intra-abdominale. La dose d’UK administrée a dû être réduite en raison d’effets secondaires de tout type, à hauteur de 22,9%. Une instabilité hémodynamique et un décès ont été observés chez 1 patient (2,9%). Conclusion : La thrombolyse prolongée à doses réduites d’urokinase peut être envisagée dans la MTEV aigue lorsque la thrombolyse aux doses recommandées est contre-indiquée.