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NeuvilleSteve_3589-14-00_2022.pdf
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- La ville, tel un palimpseste, s’écrit et se réécrit. Comme notre mémoire, elle est faite de souvenirs et d’oublis qui forment un cadre socio-culturel, une « mémoire collective » dont l’architecture est l’un des principaux vecteurs. Nous cherchons, au fil de ce travail, à explorer ce processus de mémorisation, autant à l’échelle individuelle qu’à l’échelle du territoire, afin d’en comprendre les conséquences et les enjeux. À travers un objet de mémoire, le textile, et un lieu, Roubaix, et par la lecture de ses sous- couches constituantes, nous pouvons explorer les traces de l’activité industrielle du XIXe et XXe siècles, ses répercussions, et les traumatismes que celle-ci pût avoir sur le tissu urbain. En s’appuyant sur l’étude des « faits urbains », inhérents à la pratique du site, et des grands choix urbanistiques opérés au cours des dernières décennies, répondant parfois à d’autres préoccupations, il est alors possible de déceler des points d’enclaves qui font, aujourd’hui, défaut aussi bien au plan qu’à la cohésion sociale. Parmi eux, le canal ; un patrimoine endormi mais néanmoins formidable témoin du développement industriel de la ville et autrefois synonyme d’échanges, d’activités, de loisirs et de lieu de rencontre entre les habitants. Pourtant atout, encore aujourd’hui, aussi bien pour les quartiers que pour la métropole et sa trame verte, comment celui-ci peut-il à nouveau s’intégrer de manière cohérente au maillage urbain ? Par l’observation des liens qu’entretiennent architecture et pratique de la mémoire, ou comment cette dernière peut dépasser le simple stade de la commémoration, le projet a pour vocation d’aborder la question du tissu et de sa préservation en s’en servant comme un stimulus émotionnel de la mémoire des Roubaisiens. L’implantation d’une nouvelle tissuthèque fait alors office de levier, permettant de révéler les nombreux vestiges dont le canal est porteur. L’eau redevient facteur de cohésion, et le textile retrouve sa place au sein de la métropole lilloise.