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La consultation téléphonique en médecine générale : expérience et regard des praticiens. Etude qualitative menée auprès de médecins généralistes de la région Namuroise

(2021)

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INTRODUCTION. La téléconsultation est née en Belgique en 2020 suite aux normes gouvernementales liées à la pandémie de coronavirus. Bien que dubitatif il y a quelques années, le Conseil National de l’Ordre a revu son positionnement vis-à-vis de la téléconsultation selon le respect de certaines conditions. De nouveaux codes de nomenclature ont été introduits par l’Institut National d'Assurance Maladie-Invalidité dès le 14 mars 2020 autorisant la facturation de la téléconsultation à 20,00€. La situation sanitaire s’améliorant difficilement, les généralistes belges utilisent depuis plus d’un an la consultation à distance. L’objectif de ce travail est d’évaluer l’expérience et d’explorer les perceptions des médecins généralistes au sujet de la consultation téléphonique. METHODOLOGIE. Une étude qualitative par entretiens semi-dirigés a été réalisée auprès de 7 médecins généralistes exerçant en milieu semi-rural, en région Namuroise. RESULTATS. Outre la gestion de l’épidémie, les praticiens ont trouvé certains avantages dans l’utilisation de la consultation par téléphone. Tout d’abord, un ensemble de problèmes de santé pouvaient être pris en charge à distance tout comme la rédaction de documents administratifs ou certificats médicaux. Cela permettait de réduire le nombre de consultations au cabinet mais ne diminuait pas la charge de travail globale des généralistes. Le temps des médecins était malgré tout plus optimalisé et moins anxiogène grâce à la possibilité de donner un ordre de priorité aux demandes des patients. Par ailleurs, la rémunération des consultations téléphoniques a répondu aux attentes des praticiens et les a encouragés à cette pratique. Les généralistes étaient toutefois soucieux de l’engagement de leur responsabilité médico-légale et l’absence d’examen clinique représentait le frein le plus important à son usage. La consultation téléphonique devait donc être réservée sous certains critères. En outre, la qualité de la relation médecin-patient était remise en question. Enfin, les praticiens exprimaient le souci d’organiser et intégrer ces appels dans leurs horaires de travail. CONCLUSION. La consultation téléphonique a pu progressivement trouver sa place au sein de la pratique des généralistes. Même si la consultation au cabinet restait privilégiée, les médecins interrogés manifestaient globalement une certaine satisfaction quant à la consultation téléphonique et souhaitaient qu’elle se poursuive après la crise sanitaire.