La perception des environnements de travail sexualisés : Influence du milieu de travail genré, du niveau d'enjoyment of sexualization et du genre
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- Les comportements sociaux sexuels au travail peuvent cibler une personne en particulier, et peuvent alors être perçus comme du harcèlement sexuel individuel. Cependant, ils peuvent également prendre un aspect plus indirect et ambiant, sous la forme de blagues vulgaires, de conversations tournant constamment autour de la sexualité, d’affichage d’images et dessins érotiques ou pornographiques, etc. Lorsque ces comportements sont fréquents et persistants, nous parlons d’environnement de travail sexualisé. Certain.e.s employé.e.s peuvent en être impacté.e.s négativement. L’objectif de cette étude est d’analyser si ces environnements de travail sexualisés peuvent être perçus comme une forme de harcèlement, qui pourrait alors être qualifié de harcèlement sexuel d’ambiance. Nous posons les trois hypothèses suivantes : les environnements de travail sexualisés seront plus vite perçus comme du harcèlement sexuel par les femmes plutôt que par les hommes, par les personnes ayant un bas niveau d’enjoyment of sexualization, ainsi que lorsque le milieu de travail est majoritairement composé de femmes plutôt que d’hommes. 282 participant.e.s ont répondu à une enquête en ligne, dans laquelle figurait un scénario d’un environnement de travail sexualisé, composé soit de 80% de femmes, soit de 80% d’hommes, les deux versions étant attribuées aléatoirement. Aucune des hypothèses n’a pu être confirmée, mais certaines des tendances ressorties vont dans leur sens. Ainsi, il apparaît que, face à un environnement de travail sexualisé, les femmes ressentiraient plus d’émotions négatives et voudraient s’éloigner de l’environnement ou quitter l’entreprise, contrairement aux hommes qui ressentiraient plus de honte et de culpabilité et ne feraient rien de concret. De plus, les personnes ayant un bas niveau d’enjoyment of sexualization penseraient à s’éloigner ou à quitter l’environnement de travail sexualisé, contrairement aux personnes ayant un haut niveau d’enjoyment of sexualization, qui auraient plus tendance à ne rien faire.