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L'éducation morale chez Kant : genèse et structure des "stades" dans les Réflexions sur l'éducation

(2018)

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Nous avons divisé ce mémoire en trois parties. Dans la première partie, nous allons voir de quelle façon l’humanité s’est distinguée de l’animal lorsqu’elle est entrée dans le temps de l’esprit d’un point de vue historique, avec les Conjectures sur le début de l’histoire humaine. La sortie du temps physique et l’entrée dans le temps de l’esprit coïncide historiquement avec l’apparition de l’écriture et l’entrée dans l’histoire, ce qui a rendu l’éducation à la fois possible et nécessaire. Le premier geste graphique est le premier acte d’éducation au sens strict réalisé par l’humanité . L’écriture en effet a permis la transmission des connaissances de façon précise au-delà de la durée d’une vie humaine. Elle a pérennisé la conservation du savoir et par conséquent augmenté la durée des connaissances transmissibles. La nature du savoir lui-même pouvait changer, car ce que les autres avaient appris pouvait désormais être repris et prolonger exactement là où ils l’avaient laissé. Une chaine de transmission des connaissances a donc été rendue possible par l’écriture, mais cette transmission, Kant considère qu’elle n’est encore qu’un « art » et non pas une « science ». En effet, il n’y a pas de constante déterminable a priori quant à la manière d’éduquer la nature singulière de chaque individu humain. Nous verrons néanmoins qu’une science de l’éducation est possible, à condition de distinguer, comme le fait Kant, la nature physique et la nature morale de l’homme. C’est pourquoi outre la première partie qui explorait les fondements du problème de l’éducation, nous avons ouvert deux autres grandes parties qui traitent de l’éducation physique (naturelle) et de l’éducation pratique (morale). Dans la deuxième partie, nous aborderons la question de l’éducation physique, c’est-à-dire ce qu’il y a de naturel dans l’homme. L’éducation de la partie naturelle de l’homme est déjà imprégnée de la nature pratique qui cherche à éclore même si, comme dit Kant, l’éducation physique est d’abord négative, puisqu’il s’agit seulement d’empêcher les manifestations véhémentes de la nature de se retourner contre le déploiement de la liberté. C’est de ce point de vue qu’apparait la possibilité d’une science de l’éducation qui surplombe tous les stades : en connaissant la destination, il est possible, sinon de connaitre a priori le chemin, au moins d’installer des balises qui mènent avec certitude à cette destination (encore faut-il déjà avoir parcouru tout le chemin qui le précède ). Il est par exemple tout à fait certain que si on laisse l’enfant donner des ordres aux domestiques, il développera une conception erronée de ce que doit être le rapport d’autorité et qu’il aura par conséquent des difficultés à l’intérioriser et à devenir lui-même son propre Maître, c’est-à-dire libre. Même si Kant n’a pas été très exhaustif, il a néanmoins parsemé ses Réflexions de nombreux exemples de la sorte, qui permettent de comprendre de quelle manière et dans quelle mesure l’éducation pratique infuse déjà tous les stades de l’éducation physique, étant donné que la première devra rendre possible la seconde. C’est pourquoi que dans la troisième partie nous aborderons la question de l’éducation morale en tant que telle : si le caractère moral doit être rendu possible par la bonne éducation de la nature physique, il doit encore être formé par la bonne éducation de la nature « pratique », c’est-à-dire de la liberté elle-même.