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La croix, l'épée et la chèvre : entre connivence et concurrence, résistance et reconnaissance, autonomie et autochtonie de l’Église catholique au Congo belge (1880-1959)

(2016)

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Ce travail historiographique sur l’Église catholique au Congo belge est un essai de compréhension des rapports qui ont émaillé le vivre-ensemble entre les différents protagonistes de la christianisation du Congo, de 1880 à 1959. Comment les agents du gouvernement léopoldien et colonial, les missionnaires (protestants et catholiques), ainsi que les indigènes eux-mêmes ont-ils vécu leur rencontre en terres congolaises ? Je recours à trois métaphores : la croix, l’épée et la chèvre. Trois symboles qui en disent long sur la complexité des rapports entre le christianisme (la croix), le pouvoir colonial (l’épée) et les traditions ancestrales (la chèvre). En effet, ces rapports se déclinèrent, tout d’abord, en termes de connivence entre la croix et l’épée ; et de concurrence, non seulement entre les missionnaires catholiques et protestants, mais également entre l’Église et l’État. Ensuite, ce fut en termes de résistance de la chèvre, malgré l’apparente allégeance, à la mission civilisatrice et évangélisatrice des Belges, bâtie sur le deuil des traditions ancestrales ; et de reconnaissance, plus ou moins mitigée, de la chèvre par la croix et l’épée. Enfin, ce fut en termes d’autonomie et d’autochtonie ou d’indigénisation, surtout dans les années 1950. Celles-ci furent singulièrement marquées par des aspirations indépendantistes des indigènes qui contraignirent le Saint-Siège, au grand dam de bien des Belges, à instaurer la hiérarchie ecclésiastique, normale et régulière, au Congo, le 10 novembre 1959.