L'affaire Moi les hommes, je les déteste : littérature, féminisme et incitation à la haine ?
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- Au mois d'août 2020, un livre produit par une petite maison d'édition se voit accusé d'incitation à la haine et misandrie et menacé d'interdiction si la maison d'édition ne le retire pas elle-même de la vente. Ce livre s'appelait Moi les hommes, je les déteste. La menace sera rendue publique quelques jours plus tard grâce à un article publié par le journal numérique Médiapart et ce dernier mettra le feu aux poudres et fera passer l'ouvrage d'un titre tiré à 450 exemplaires à un succès international traduit en 16 langues. Les avis concernant le livre et son contenu seront pourtant divergents. Bien qu'une majorité défendent l'œuvre, nient la présence d'un discours de haine et s'insurgent devant la menace qui fut proférée à son encontre, d'autres ont soutenu les propos du premier plaintif et condamnaient le livre. Cette polémique qui a entouré Moi les hommes, je les déteste sera au cœur de notre analyse lorsque nous démontrons en quoi ce texte et sa réception témoignent du fait que la perception du discours de haine est encore en débat dans la société française. Pour ce faire, notre analyse s'est centrée sur la genèse du texte, son contenu ainsi que sa réception. Au cours de ces analyses, nous nous interrogeons sur la nature du délit d'incitation à la haine en lien avec le texte de Moi les hommes, je les déteste en analysant les différentes perceptions du discours de haine, leurs auteurs ainsi que leurs fondements.