Quelle est la nature des liens entre la perspective temporelle et la procrastination académique ? : Approche quantitative auprès d'un échantillon d'étudiants de Louvain-la-Neuve
Files
Spriet_97182100_2024.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 1.83 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Avec près de 70% des étudiants en études supérieures qui procrastinent de façon régulière (Schraw et al., 2007), la procrastination apparait comme un phénomène récurrent au sein de la sphère académique. Dès lors, il est intéressant de se demander quel rapport ces étudiants entretiennent avec le temps. Ainsi, ce mémoire s’inscrit dans une réflexion sur la nature des liens entre la perspective temporelle et la procrastination académique. La perspective temporelle est conceptualisée comme le rapport qu’un individu entretient avec le temps (Zimbardo et Boyd, 1999). En fonction de sa relation avec les trois horizons temporels (passé, présent et futur), celui-ci peut être plus ou moins orienté vers cinq dimensions temporelles : le passé négatif, le passé positif, le présent hédoniste, le présent fataliste et le futur. La procrastination est définie comme le report volontaire d’une activité en dépit des conséquences négatives que ce report peut entrainer (Klingsieck, 2013). La procrastination académique se définit de la même façon, avec comme spécificité que l’activité reportée a trait au domaine académique (McCloskey, 2011). La question de recherche centrale porte sur la nature des relations entre la tendance à la procrastination académique et la perspective temporelle. Afin d’étudier cette question, 501 étudiants inscrits dans un établissement d’études supérieures à Louvain-la-Neuve ont répondu à un questionnaire comprenant trois échelles de mesure : le ZTPI raccourci en français (Fritsch & Cuervo-Lombard, 2022), l’échelle de perspective temporelle future en français (Sanfourche-Gaume et al., 2022) et l’Academic Procrastination Scale (McCloskey, 2011) traduite en français. Les résultats des analyses corrélationnelles ont mis en évidence plusieurs résultats. Les étudiants enclins à la procrastination académique ont tendance à s’orienter positivement vers le passé négatif, le présent hédoniste et le présent fataliste. A l’inverse, ils sont moins enclins à s’orienter vers le futur, avec la particularité qu’ils ont tendance à avoir une vision limitée de leur avenir.