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Négociation de l’identité de genre dans un métier masculin : le cas des femmes policières belges.

(2017)

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Depuis les années 50, la police se féminise. De fait, les femmes sont de plus en plus nombreuses à faire le choix d’investir le métier de policier jusqu’à atteindre, en 2016, 20% de l’effectif policier. Ce mémoire tente d’aller au-delà de ces chiffres et de s’intéresser plutôt aux interactions prenant place au sein de cette institution. Il naît d’une volonté d’analyser le bouleversement potentiellement créé par l’arrivée de femmes dans cette profession. Plus précisément, cette recherche s’appuie sur un stage de trois mois réalisé au sein d’une zone de police bruxelloise. J’y mobilise la méthodologie de la théorie ancrée, consistant en une prégnance du terrain sur la théorie préexistante. Différentes sources scientifiques ont alors été consultées mais uniquement sur base de constatations faites empiriquement. Les interviews et observations effectuées durant mon stage m’ont amenée à élaborer une théorisation de la construction de l’identité de genre des femmes policières. Les discours des policières menèrent à la mise en exergue de l’aspect relationnel de la construction identitaire. L’identité de genre, qui est la perception de l’appartenance à son groupe de sexe, n’est effectivement pas donnée une fois pour toute mais se construit au fil des rencontres et des interactions. Partant de ce constat, une analyse plus approfondie des discours permit de répondre à ma question de recherche qui était la suivante : « Comment la socialisation professionnelle des femmes policières amène-t-elle une recomposition de leur identité de genre ? ». Quatre facettes de l’identité furent ainsi relevées : le rôle vécu, le rôle joué, le rôle idéal et le rôle attribué. En étudiant les interrelations entre ces dernières, je pus alors répondre à ma question centrale de recherche et vérifier mes deux hypothèses. Tout d’abord, les femmes policières, détenant un idéal masculin du rôle à jouer en tant que membres du corps policier, vont alors s’éloigner des normes de genre présentes dans la société, marquer leurs différences par rapport à ce qu’elles considèrent comme le rôle joué par l’ensemble des femmes et ainsi masquer toute trace de leur féminité au travail. Cela confirme donc la première hypothèse selon laquelle « l’intégration professionnelle des femmes policières passe par une distanciation par rapport à leur groupe de sexe ». Cependant, force est de constater que cette modification identitaire se limite au rôle joué par ces femmes au travail et n’est pas un bouleversement majeur de leur rôle vécu. Ensuite, la seconde hypothèse concernant l’absence de bouleversement de l’ordre de genre malgré la féminisation progressive du métier de policier a, elle aussi, été confirmée. Les femmes policières mettent en place une féminité que nous pouvons qualifier de « complice » car celle-ci soutient la masculinité hégémonique présente dans le corps policier. Ces femmes qui deviennent policières subvertissent donc le genre sans toutefois l’effacer.