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Dudermel_21722301_2024.pdf
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- Le secteur de la brasserie, comme d’autres secteurs de l’industrie agroalimentaire, est fortement consommateur en ressources. Cela a un coût économique, mais aussi une empreinte écologique importante. Une façon de s’améliorer sur ces points est d’augmenter l’efficience de la production. Pour améliorer leur efficience, les multinationales du secteur brassicole évaluent des indicateurs de performance, Key Productivity Indicator en anglais (KPI), pour leurs différents sites de production. Cela leur permet de tirer leurs performances vers le haut. Les brasseries indépendantes, ne possédant en grande majorité qu’un seul site de production, n’ont pas cette possibilité. Elles sont de plus en concurrence les unes avec les autres, ce qui peut rendre difficile le partage de certaines données. Un projet a donc été mis en place au laboratoire de brasserie de l’UCLouvain (INBr) afin de comparer les performances des brasseries indépendantes, tout en préservant au maximum l’anonymat des données qu’elles devront fournir. Le projet a été développé en partenariat avec douze brasseries. Certains indicateurs retenus sont traditionnellement calculés dans l’industrie, d’autres ont été créés pour ce projet. Ils concernent trois domaines : la production, la qualité et le management opérationnel. Un outil informatique a été développé afin de permettre, pour un grand nombre de brasseries, la comparaison de chacune d’entre elles avec d’autres brasseries de taille similaire. Les meilleures performances et les performances moyennes sont calculées, permettant aux brasseries d’une part de se donner des objectifs, d’autre part d’évaluer leur situation actuelle. Un rapport évaluant les performances peut ensuite être remis aux brasseries participantes. Le fonctionnement de l’outil comparatif informatisé ne permet pas d’avoir une vue d’ensemble des résultats. Cependant, une analyse globale a pu être réalisée en classant les brasseries dans trois classes, en fonction de leur production annuelle : petites, moyennes et grandes brasseries. Sept d’entre elles ont envoyé leurs données à temps pour être analysées, ce qui est faible et incite à la prudence quant à l’analyse des résultats. Leur interprétation permet tout de même d’observer des tendances. Ainsi, de nombreux indicateurs en efficience de production et en rentabilité économique semblent, sans surprise, favoriser les performances des brasseries de grande taille. Des indicateurs au niveau de la l’assurance qualité et des ressources humaines semblent moins bons pour les brasseries de plus petite taille. Ces dernières sembleraient par contre avoir un meilleur retour sur investissement. Ce projet a été développé avec le but de contribuer à améliorer les performances des brasseries indépendantes. Les bases ont été posées, mais il faudrait continuer à le développer dans la durée pour que les brasseries puissent en tirer pleinement profit.