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Les effets des conditions de travail sur le burnout. Le cas des enseignants du deuxième degré de l'enseignement secondaire qualifiant en Fédération Wallonie-Bruxelles

(2020)

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Le travail permet à un individu d'exercer et d'étendre ses compétences, de développer ses relations sociales et d'acquérir une relative sécurité financière. En revanche, « il peut parfois prendre une tournure détestable soit temporairement ou durablement » (Truchot, 2004, p.1). Si le cadre législatif a restreint l'impact du travail sur la santé mentale des travailleurs notamment par la réglementation de sa durée ou de sa pénibilité, les nouvelles formes d'organisation du travail n'ont pas réussi à freiner la dégradation de la santé mentale des salariés. Elles ont même parfois contribué à son accélération. Malgré la grande stabilité d’emploi une fois la nomination acquise, dans un contexte de réformes de la formation d’une part, des conditions de travail qui diffèrent d'un établissement à l'autre, et d’augmentation de l’âge de la pension d’autre part, de nombreux spécialistes constatent une réelle perte d'attractivité et parlent même d'un malaise enseignant (Maroy, 2012). De plus, de nombreuses recherches déplorent un réel malaise des enseignants comme étant une réalité attestée (Tardif & Lessard, 1999). Selon Näring, Briet et Brouwers (2006; cités par Ponnelle, 2008, p.1), « en tant que métier de l’interaction, engageant la subjectivité à forte implication émotionnelle il peut générer diverses tensions (céphalées, difficultés d’endormissement, irritabilité, etc.) » et surtout « aboutir à l’épuisement professionnel » (Wawrzyniak & Lassarre, 1999; cités par Ponnelle, 2008, p.1).