Biodisponibilité environnementale du plomb, cadmium et zinc dans les sols de Wallonie : études de cas
Files
Culot_20771300_2020.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 2.01 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Les études inter-universitaires « POLLUSOL » ont permis de créer des cartes de concentration de fond partout en Wallonie. Cela a permis de constater des concentrations élevées en ETM dans certains sols de Wallonie. Cependant, les cartes de concentrations de fond manquaient de précision à Bressoux, qui est un hotspot wallon. Des travaux de la subvention SANISOL y ont mesuré des concentrations élévées en As, Cd, Pb et Zn dans les horizons de surface du potager collectif installé sur les terrains du Bouhay, au lieu-dit Bressoux dans la région de Liège. Un biomonitoring a ainsi eu lieu et a montré des niveaux alarmants en plomb dans le sang des personnes testées, c’est-à-dire environ 90 personnes. Lors de « POLLUSOL 2 », l’étude de la spéciation des métaux et du risque de relargage des concentrations de fond dans l’environnement s’est faite pour les huit zones affectées par la pollution atmosphérique de proximité (PAP), au moyen d’extractions chimiques séquentielles et biotests. Nous avons donc étudié également la spéciation et biodisponibilité environnementale du plomb, cadmium et zinc à Bressoux, ainsi qu’à Aubange (qui constitue une des huit zones touchées par la PAP). De cette façon, il a été possible de déterminer les risques sanitaires (pour la santé humaine) associés à chaque élément à Bressoux et Aubange, pour différentes occupations de sol. Nous avons aussi pu comparer le protocole « BCR » modifié utilisé par l’étude « POLLUSOL 2 » et le protocole « BCR » original utilisé par la présente étude. Sur base des résultats des extractions et biotests, le plomb serait sous forme peu dangereuse pour la santé humaine à Aubange, Bressoux et pour tout type d’occupation de sol. Le cadmium serait sous forme relativement dangereuse à la fois à Aubange, Bressoux et dans les différents types d’occupation de sol. Le zinc pose quant à lui potentiellement un risque sanitaire modéré à Aubange et un risque faible à Bressoux. Le zinc dans les parcs et jardins constitue hypothétiquement la catégorie de sols le plus à risques en termes santé humaine, par opposition au zinc des autres occupations de sol, sous formes peu biodisponibles. En outre des différences dans les paramètres des protocoles, le pH du sol est le paramètre clé principal dans les différences entre le protocole CBR original et le protocole CBR modifié et est commun aux trois éléments. Ainsi, un pH trop acide empêchera la comparaison des résultats obtenus via ces deux protocoles, ce qui est en accord avec ce qu’on trouve dans la littérature.