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Dépistage du cancer du sein : comprendre les raisons influençant le choix de prescription des médecins généralistes pour les patientes âgées de 50 à 69ans

(2024)

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Introduction : En Belgique, les recommandations pour le dépistage du cancer du sein, consistent en la réalisation d’une mammographie bisannuelle chez les patientes âgées de 50 à 69ans inclus. Pour ce faire, le Programme de dépistage propose la réalisation du Mammotest. Participer à un dépistage organisé offre des garanties de qualité, efficacité, équité et accessibilité. Pourtant, en Wallonie, le taux d’adhésion au Programme de dépistage du cancer du sein est très faible. La majorité du dépistage se fait actuellement par dépistage individuel via la prescription des médecins généralistes ou des gynécologues. But et méthode : Il s’agit d’une étude qualitative réalisée à partir d’entretiens semi-dirigés avec des médecins généralistes exerçant dans le Hainaut. Elle a pour but de comprendre les raisons motivant les médecins généralistes à prescrire un dépistage opportuniste plutôt qu’un Mammotest aux patientes âgées de 50 à 69ans. Comprendre les principes intervenant dans ce choix de prescription permettra de pointer les lacunes existantes dans l’organisation du dépistage et soumettre des pistes de solutions. Pour ce faire, les résultats obtenus seront discutés avec une sénologue. Résultats et discussion : Dix éléments intervenant dans le choix de prescription des médecins généralistes pour ce dépistage se sont dégagés. On y retrouve : les habitudes, la façon dont le sujet est abordé en consultation, l’avis des spécialistes, l’anxiété, la confiance, l’expérience, l’opinion et les connaissances des médecins concernant le Mammotest, le coût des examens et la gestion du résultat. Conclusion : Chaque élément semble être plus ou moins important selon chacun des médecins interrogés. La plupart des arguments avancés en faveur du dépistage opportuniste relève de l’ordre du subjectif. Le dépistage du cancer du sein en médecine générale est un sujet connu de tous et pourtant son organisation et son fonctionnement restent méconnus de certains médecins. Un travail d’information envers les médecins et les patientes est absolument nécessaire.