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L’anxiété sociale à travers les perspectives de soi et de l’autre bienveillant : enjeux d’agentisme et de communalité

(2025)

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Ce mémoire examine l’influence de l’anxiété sociale sur la capacité des individus à adopter une perspective bienveillante, en se concentrant sur les dimensions de l’agentisme et de la communalité. Cette recherche s’appuie notamment sur les travaux de Clark & Wells (1995), Hofmann (2007), et Heimberg et al. (2010) qui soulignent la difficulté des personnes souffrant d’anxiété sociale à se percevoir positivement. Réalisé en coopération avec l’université Tel Aviv et sur base d’une étude pilote qui a impliqué 90 participants, ce mémoire a tenté de déterminer si une personne atteinte d’anxiété sociale éprouve des difficultés à passer d’une perspective centrée sur soi vers une perspective centrée sur un autre perçu comme bienveillant. Cette difficulté devrait être plus prononcée dans la dimension de l’agentisme que dans celle de la communalité. Cela nous a amené à créer trois hypothèses : la première hypothèse s’intéresse à la difficulté de passer d'une perspective de soi à une perspective bienveillante de l’autre envers soi-même, c’est-à-dire en adoptant le point de vue d'une personne perçue comme bienveillante. Elle se base sur la tendance des personnes anxieuses sociale à anticiper le pire et à se focaliser sur le jugement d’autrui (Leichsenring &Leweke, 2017) ; pour la deuxième, nous nous attendons à ce que les effets de la première hypothèse soient plus prononcés pour la dimension de l'agentisme plutôt que pour celle de la communalité. Les individus anxieux sociaux, souvent marqué par un manque de confiance en eux (Moscovitch, 2009), auraient plus de mal de se voir positivement dans la dimension de l’agentisme ; dans la troisième hypothèse, nous nous attendons à ce les effets susmentionnés persistent, même en contrôlant la gravité de la dépression. La dépression est une comorbidité fréquente de l’anxiété sociale (Stein & Stein, 2008). Notre étude a utilisé différents questionnaires : le Social Phobia Inventory (SPIN) pour l’anxiété sociale (Antony et al., 2006), l’inventaire de dépression de Beck révisé (BDI-II) pour la dépression (Beck et al., 1996) et des questions sur la proximité avec la personne bienveillante choisie par le participant. Cette étude n'a pas permis de confirmer les hypothèses initiales. Les résultats indiquent l'absence de relations significatives entre l'anxiété sociale et la difficulté à changer de perspective lors des tests réalisés, peu importe les dimensions (agentisme ou communalité). Il en va de même pour l’anxiété sociale et la gravité de la dépression lors de ces tests En conclusion, ce mémoire souligne la complexité de l’interaction entre anxiété sociale, la perception de soi et perspective d’autrui. L’approfondissement de la compréhension des mécanismes de la perception de soi, de la flexibilité cognitive et de l’impact de la perspective d’autrui chez les personnes souffrant d’anxiété sociale pourrait contribuer au développement d’interventions thérapeutiques plus ciblées et efficaces.