Le vécu de la mort d’un enfant du point de vue de l’équipe infirmière d’une unité de transplantation hépatique pédiatrique : Recherche d’éléments sur le vécu du décès de patient, basée sur le ressenti et les besoins de l’équipe infirmière de l’Unité 92 des Cliniques Universitaires Saint-Luc
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- Notre étude est centrée sur l’unité 92, l’unité de chirurgie de transplantation hépatique pédiatrique des Cliniques Universitaires Saint-Luc (CUSL). Plusieurs décès de patients en attente d’une greffe ou déjà transplantés ont été particulièrement mal vécus par les membres de l’équipe infirmière. C’est pourquoi nous avons déterminé notre question de recherche principale comme suit : « Comment les membres de l’équipe infirmière de l’unité chirurgicale de transplantation hépatique pédiatrique des cliniques universitaires Saint-Luc vivent-ils la mort d’un patient dont ils ont pris soin ? » Pour tenter de répondre à notre question, nous avons opté pour une méthode qualitative, basée sur une pratique réflexive. Nous avons mené treize entretiens auprès des membres de l’équipe infirmière de l’unité 92, guidés par trois axes de réflexion : les difficultés ressenties par l’équipe infirmière face au décès des patients, les ressources individuelles et collectives mises à leur disposition et les besoins de l’équipe pour pallier les difficultés ressenties. Suite à nos entretiens mis en lien avec la revue de la littérature, nous avons conclu que l’équipe infirmière de l’unité 92 vit un réel deuil lors de la perte d’un patient. Nous avons identifié plusieurs causes pouvant expliquer ce ressenti. Tout d’abord, les difficultés inhérentes à l’intensité de la relation de soins avec les patients et leur famille, à l’espoir de guérison et à la position de sauveur dans laquelle les soignants de cette unité de transplantation peuvent se placer ou être placés, aux représentations de la mort d’un enfant et à l’organisation autour du décès du patient. Pour pallier ces difficultés, les soignants ont recours à des stratégies individuelles et collectives. Nous avons terminé notre étude par les besoins exprimés par les soignants face au vécu de ces décès et par des pistes d’amélioration pour l’accompagnement de leur processus de deuil.