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L’intervention de l’aidant proche : méthodes de valorisation et fondements anthropologiques

(2019)

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Face à de nombreux défis démographiques, tels que le vieillissement de la population et l’augmentation de l’incidence des pathologies chroniques, de plus en plus de personnes se trouvent en situation de dépendance ou de perte d’autonomie. La demande de soins de longue durée augmente. De plus, les personnes souffrant d’une ou plusieurs invalidités souhaitent souvent rester à domicile. L’aide formelle ambulatoire n’est pas suffisante pour répondre à cette demande. Les aidants proches sont donc davantage sollicités. Actuellement, les aidants proches couvriraient deux tiers des soins à domicile. Cette ressource est perçue comme un moyen efficient de garantir la prise en charge de la dépendance et de la perte d’autonomie. Néanmoins, cette aide a un coût et est limitée. En effet, l’aide informelle est un service non marchand basé sur l’entraide et le lien affectif qui existe entre les personnes. À cet échange sont associés des enjeux économiques. Afin de les comprendre, il faut estimer la valeur de cette intervention. Les objectifs de ce mémoire sont donc de valoriser l’intervention des aidants proches et d’en comprendre les fondements anthropologiques. Dans un premier temps, cette aide a été valorisée selon une estimation personnelle fournie par les aidants. Ceux-ci souhaiteraient recevoir, en moyenne, entre 11 et 20€ par heure pour l’aide qu’ils apportent. Ils seraient également prêts à payer, en moyenne, entre 6 et 15€ pour être déchargés d’une heure de travail informelle. Grâce à ces deux observations, j’ai pu déduire les besoins de répits et de reconnaissance des aidants proches. Dans un second temps, les renoncements réalisés par l’aidant pour être disponible auprès de l’aidé ont été recensés. Parmi ceux-ci, on retrouve l’aménagement du temps consacré aux activités professionnelles et domestiques ainsi qu’aux loisirs. 83% de l’échantillon de sondés ont admis avoir abandonné ou diminué le temps qu’ils consacraient à une ou plusieurs de ses activités. Afin de comprendre les raisons de cet investissement, les fondements anthropologiques ont été étudiés. En se basant sur la théorie du don et du contre-don et sur les résultats obtenus, il est apparu que les aidants ne sont pas libres de refuser de venir en aide à leur proche. Par exemple, l’accomplissement personnel, le devoir ainsi que l’image négative des institutions de soins influencent la décision de fournir des soins informels à domicile. Dans le souci de la meilleure prise en charge possible pour leurs proches, les aidants s’investissent dans l’aide, au risque de sacrifier leurs activités personnelles et de devoir supporter la charge de travail jusqu’à l’épuisement. Pour conclure, l’investissement fourni par les aidants proches est essentiel dans la prise en charge des personnes en manque d’autonomie ou en grande dépendance. Ces services semblent principalement utilisés par les personnes âgées. Cet investissement par les aidants informels est encore trop peu souvent reconnu et soutenu malgré différentes initiatives menées.