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Les erreurs de prédictions de l’intensité de l’effort physique ont-elles un impact sur le plaisir ressenti lors de la marche ?

(2024)

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Mieux comprendre les déterminants du plaisir dans la pratique d’une activité physique semble primordial pour faciliter l’adhésion des individus. Le niveau de l’intensité de l’effort d’un exercice influence les niveaux de plaisir et de déplaisir des individus (Frazão et al., 2016) qui, à leur tour, jouent un rôle actif dans le maintien ou l’arrêt de l’exercice physique (Ekkekakis & Link, 2005). Actuellement, on déplore un manque frappant de connaissances sur la pensée prospective concernant leurs capacités à produire des prédictions futures sur leurs propres états corporels lors de l’anticipation de l’intensité de l’effort physique à venir (Brevers et al., 2023). La pensée prospective est la capacité à simuler le futur en se projetant mentalement grâce à des constructions mentales qui nous permettent d’imaginer des scénarios possibles (Lecouvey et al., 2015). Cette pensée va produire des attentes et prédictions qui peuvent altérer l’expérience émotionnelle mais également la manière dont l’individu va ressentir l’intensité de son effort lors d’une activité physique (Bieleke et al., 2020). Sur base de la théorie des erreurs de prédiction des récompenses (Schultz, 2016), nous avons supposé que l’existence d’un décalage entre l’effort physique anticipé et l’effort physique ressenti engendre une erreur de prédiction (positive ou négative) qui impacte le niveau de plaisir perçu lors de différentes sessions de marche. Plus précisément, nous émettons l’hypothèse qu’une perception de l’intensité de l’effort physique inférieure à ce qui a été anticipé (erreur de prédiction positive) engendrera un ressenti du niveau de plaisir plus élevé. L’effet inverse est attendu dans le cas d’une erreur de prédiction négative. Ces hypothèses ont été analysées en parallèle avec deux conditions expérimentales. On y retrouve l’intensité de marche (haute vs basse) et l’environnement dans lequel se déroule l’activité (nature vs ville). Les données de cette présente étude ont été récoltées à l’aide d’une évaluation écologique momentanée (Shiffman et al., 2008) de l’effort perçu, à remplir avant (prospectif) et après (rétrospectif) chaque session de marche. À la suite de la question rétrospective sur l’effort perçu, on y trouve également une question sur le niveau de plaisir perçu. Les résultats ont confirmé nos hypothèses, indiquant qu’une erreur de prédiction positive engendre une augmentation du niveau de plaisir. Par nos analyses parallèles, on observe que l’intensité de marche impacte le plaisir perçu. La basse intensité est associée à plus de plaisir. L’environnement n’a pas d’effet sur le plaisir ressenti. Enfin, des pistes ont été proposées pour étayer les recherches futures à investiguer le plaisir perçu en lien avec l’effort perçu durant une activité physique.