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Dheur_Pauline_68091500_2017-2018.pdf
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- Introduction. L’objectif de notre étude est de déterminer les complications infectieuses post-splénectomie et l’impact de l’antibioprophylaxie éventuelle en plus de la vaccination classique. Notre hypothèse de départ est que le fait de ne pas dispenser de prophylaxie antibiotique ne change pas le risque de mortalité et le risque infectieux intrinsèques à l’ablation de la rate. Méthodes. Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur une cohorte de patients adultes splénectomisés entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2015 aux Cliniques universitaires Saint-Luc. Les principales données récoltées sont les suivantes : l’âge, le sexe, l’indication de la splénectomie, les comorbidités (score de l’American Society of Anesthesiologists (ASA)), la présence d’une néoplasie, le statut vaccinal, la mortalité et les évènements infectieux. Résultats. Sur un total de 90 patients inclus (53 femmes, 37 hommes), l’âge médian au moment de la splénectomie est de 54 ans (18-82 ans). Les trois premières indications de l’ablation de la rate consistent en le purpura thrombopénique idiopathique (PTI) (44,4 %), le lymphome (15,6 %) et l’anémie hémolytique auto-immune (12,2 %). Quatre-vingt-cinq patients (94,4 %) ont un statut vaccinal complet notifié contre le Streptococcus pneumoniae, le Neisseria meningitidis et l’Haemophilus influenzae de type b. Aucune prophylaxie antibiotique n’a été délivrée. Les pourcentages de mortalité (infectieuse) et de morbidité infectieuse sont respectivement de 22,8 % à 8 ans (de 4,1 % à 5 ans) et de 12,5 % à 5 ans. L’analyse par stratification confirme que les deux facteurs principaux de mortalité et de risque infectieux sont l’indication de la splénectomie et le score ASA (avec les diagnostics autres que les PTI augmentant la probabilité de présenter une complication infectieuse au contraire des diagnostics PTI la diminuant). Les complications infectieuses prédominantes sont constituées par 7 pneumonies dont 5 se sont manifestées précocement moins de 1 an après la chirurgie. Conclusion. Nos résultats se comparent favorablement à la littérature avec le seul fait certain que le risque de mortalité et le risque infectieux post-splénectomie persistent au long cours en l’absence ou en la présence d’antibioprophylaxie confondue. Notre hypothèse de départ tend davantage vers une confirmation que l’absence d’une prophylaxie antibiotique ne modifie pas la mortalité et la morbidité infectieuse inhérentes à la splénectomie même.