Bas les masques sur la santé mentale des médecins en formation : Une étude qualitative sur le syndrome de l’imposteur auprès des assistants de médecine générale de la Région bruxelloise
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- Introduction : Le syndrome de l’imposteur, fréquemment rencontré dans le domaine médical, est un ensemble de traits de caractère qui engendre un doute persistant sur ses compétences et la peur d'être découvert comme un imposteur malgré les succès objectivés (2). En tant qu'assistante en médecine, j’ai observé son impact sur ma pratique et celle de mes collègues. L’objectif de cette étude est d'explorer l'expérience du SI auprès des assistants en médecine générale afin de proposer des interventions visant à soutenir le bien-être et la santé mentale. Méthodologie : Cette étude qualitative exploratoire et transversale vise à comprendre l'expérience du syndrome de l’imposteur auprès d’assistants qui s'y identifient spontanément. Des entretiens semi-dirigés, basés sur un guide d'entretien, ont exploré divers aspects du SI selon des thèmes préétablis. Onze assistants ont été enregistrés avec leur consentement éclairé après l'accord du GEIMG. Ensuite, les enregistrements ont été retranscrits, anonymisés et soumis à une analyse thématique par codage pour faire ressortir des thèmes émergents. Résultat : À travers leur expérience, le syndrome de l’imposteur est associé à un sentiment d'illégitimité et d'incompétence, ayant des impacts négatifs sur le bien-être et la confiance en soi. Les premières expériences cliniques amplifient ces sentiments et peuvent entraîner du stress, de l'anxiété, des troubles du sommeil ou alimentaires, voire même des idéations suicidaires. Les ressources externes, comme les collègues, sont davantage sollicitées que les institutions académiques. Les suggestions d'amélioration comprennent principalement une sensibilisation, des webinaires et des groupes de parole sur le syndrome de l’imposteur. Discussion : Les résultats obtenus corroborent ceux de la littérature. Le syndrome de l’imposteur impacte le bien-être émotionnel et professionnel, avec des stratégies d'adaptation axées sur le soutien des pairs. Face à ces défis, les assistants appellent à une sensibilisation accrue et à un soutien institutionnel, indiquant ainsi la nécessité d'orienter davantage la culture médicale vers la prise en compte de la santé mentale. Conclusion : Cette étude offre des témoignages authentiques sur l'expérience du syndrome de l'imposteur auprès des assistants de médecine générale. Elle confirme son impact sur la qualité de vie et suggère des interventions pour l'améliorer. Cependant, ses limites requièrent une interprétation prudente et mettent en évidence le besoin de recherches futures.