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Korki_82361800_2020.pdf
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- La mort est un aspect inéluctable de la vie et chaque individu tentera de gérer consciemment ou inconsciemment les pensées liées à cette finitude. S’il est normal de penser à la mort, il sera important pour les psychologues et les médecins de pouvoir repérer le moment où elle entraine de la souffrance chez l’individu et devient pathologique. Ce mémoire tente d’aborder, sous l’angle psychologique, les risques liés à l’angoisse de mort et ce à travers une revue de littérature basée sur différents auteurs ainsi qu’une recherche qualitative portant sur un échantillon de cinq soignants et basée sur la question suivante : Comment l’angoisse de mort est-elle vécue par le personnel soignant ? Dans la revue de littérature, l’angoisse de mort et ses conséquences néfastes seront détaillées et précisées quant à la population des soignants, qui, chaque jour, se retrouve confronté à la mort de par leur métier. Si les risques pour les soignants sont présents au quotidien, la pandémie de Covid-19 est venue amplifier le phénomène, tant dans leur vie privée que professionnelle. L’importance de l’angoisse de mort va varier selon l’individu et ses facteurs personnels. Certains auteurs tentent d’apporter des pistes afin de dépister au mieux les risques voire de les prévenir, comme par exemple via la Terror Management Theory de Becker, les stratégies de protection relevées par Yalom, Peal ou encore Pringard, le modèle JD-R de Demouti qui fait référence aux ressources de l’individu et des exigences au travail, l’impact des exigences émotionnelles et le risque de burn-out (Robbe-Kernen & Kehtari, 2014), ainsi que le rapport (Gollac, 2011). Cet écrit abordera aussi les notions de fatigue de compassion (Boudoukha, 2020), pour terminer par les différents traumatismes, en insistant particulièrement sur le traumatisme secondaire (vicariant ou par procuration) (Bourgault, 2013). La partie pratique mettra en avant les difficultés que les soignants ont à définir la mort autrement que par des images ou la description de situations. Elle montrera que l’angoisse de mort est bien présente dans le quotidien des services de soins de santé, amplifiant la charge émotionnelle des travailleurs et que si les soignants rencontrent le besoin de pouvoir déposer leur ressenti, les méthodologies mises en place au sein des institutions ne semblent pas des plus adéquates. Aussi, les soignants craignent de se livrer par peur d’être mis en cause par les autres et surtout par l’institution. Chez les soignants interrogés, certains présentent un risque de burn-out, ainsi que de la fatigue de compassion. Tous insistent sur l’importance de la charge émotionnelle présente au travail.