Les cartes conceptuelles comme outil pédagogique d’apprentissage Cartes conceptuelles et performances des étudiants en sciences de la santé
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- Contexte Longtemps, l'accès aux études en sciences de la santé n’a fait l'objet d'aucune procédure de limitation car cette année, il y a encore un concours... Les taux de réussite et de persévérance en première année sont dès lors très faibles, en partie, à cause de l'incompétence méthodologique des étudiants. De nombreuses recherches ont analysé avec des succès variables, différents dispositifs pour aider l'étudiant à "apprendre à apprendre", et lui permettre un apprentissage à la fois signifiant et efficace. Objectif Notre étude vise à améliorer la transition secondaire-universitaire et la réussite des étudiants de première année en leur proposant un outil d'apprentissage supplémentaire : les cartes conceptuelles (CC) et à évaluer l’impact possible de cet outil sur leurs apprentissages et performances académiques. L'étude s’inscrit dans une logique, à la fois, métacognitive et évaluative. Méthode La phase préliminaire de cette recherche-action a concerné des étudiants en sciences dentaires (N = 67) en 2015-2016. Après une séance d'initiation aux CC à laquelle tous étaient conviés, cinq ateliers de deux heures leur furent proposés. Les étudiants participants y ont construit individuellement des CC, puis les ont commentées en groupe. Ensuite, l'enseignant a proposé une carte de référence et un exercice de réflexion à partir de la CC. Différents indicateurs de performance ont été recueillis : réussite à une question basée sur une carte conceptuelle à l'examen final et réussite à l'année ; classement dans un concours de fin d'année et résultats aux examens du premier semestre du bloc 2 pour ceux qui ont réussi leur bloc 1. Une analyse plus fine des CC en relation avec la participation aux ateliers a été menée en parallèle avec les performances des étudiants. De plus, une enquête de satisfaction des étudiants a été réalisée en fin d'année. Des analyses statistiques non-paramétriques ont été réalisées lorsque les effectifs le permettaient. Résultats Quatorze étudiants ont participé volontairement aux cinq ateliers proposés (Groupe GCC), cinquante-trois n'y ont pas assisté (Groupe NCC). Les raisons pour lesquelles ces derniers n'ont pas participé ont été recueillies via l'enquête de satisfaction. Les taux de réussite à la question CC de l'examen ont été respectivement de 64,29 % (GCC) et de 45,28 % (GNCC). Parallèlement, les taux de réussite à l'année furent respectivement de 71, 43% et 62,26 % (Khi-carré = 0,405; p=0,525; VCramer = 0,078) et au concours de 71,43% et 45,28 %. Enfin, les résultats des examens de l'année 2 sont meilleurs pour les étudiants GCC. Une analyse fine des CC montre plusieurs traits directement corrélés avec la performance (mise en réseau, ramifications, nombre de liens et nombre de propositions statiques et dynamiques). Alors que d'autres traits sont inversement corrélés à la réussite (le nombre de liens et de propositions non signifiants). Conclusion Les étudiants GCC performent mieux que les étudiants GNCC, la participation aux ateliers semble donc corrélée à la performance. Le même type d'étude est en cours avec un effectif plus important pour confirmer ces résultats préliminaires et pour identifier les caractéristiques des étudiants GNCC les plus performants.