Etude du lien entre la pratique compulsive et la tolérance à la douleur dans l'exercice physique : comparaison entre la pratique du rugby et celle du triathlon
Files
TORRES_67512200_2024.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 1.31 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- La douleur est un facteur saillant dans de nombreuses pratiques sportives. Celle-ci est omniprésente dans l’exercice du rugby, mais aussi dans la pratique du triathlon. Cela nous questionne sur la gestion de cette douleur, menant à de la tolérance : est-elle différente chez un(e) triathlète et chez un(e) joueur(se) de rugby ? A travers ces sports exigeant un niveau de tolérance face à cette douleur, l’exercice intense peut parfois sembler excessif par différents autres facteurs. La compulsivité, concept central de l’addiction à l’exercice, peut-elle être corrélée, voire même prédite par cette tolérance à la douleur ? Un tel processus est-il observable chez des sportifs exerçant une pratique collective et encadrée telle que le rugby ? Chez des triathlètes s’entraînant dans trois disciplines individuelles intenses, la compulsivité semble être plausible. Peut-elle être corrélée ou même prédite par la tolérance à la douleur ? Nos données ont été recueillies auprès de deux échantillons, de joueur(se)s de rugby et de triathlètes, ayant répondu à trois questionnaires sur la compulsivité, sur les stratégies de coping face à la douleur et sur l’engagement. Nous constatons tout d’abord que, par rapport aux triathlètes, les rugbymen(women) ont davantage tendance à ignorer la douleur et faire preuve d’auto-encouragement lorsqu’ils ressentent cette douleur, ce qui démontre une tolérance à la douleur plus importante des rugbymen(women). Etonnamment, les deux types de sportifs présentent de la compulsivité autant l’un que l’autre. Néanmoins, chez les triathlètes, le recours à des stratégies d’auto-encouragement prédit davantage la présence de compulsivité que chez les joueur(se)s de rugby, ce qui n’est pas mieux expliqué par l’engagement des sportifs. Etrangement, l’utilisation de la réinterprétation prédit mieux la compulsivité chez les rugbymen(women) que chez les triathlètes. Afin de nuancer cela, il a été constaté que le type de sport étudié n’est pas un modérateur du lien entre ces deux dernières stratégies de coping et la compulsivité. Cette étude avait pour objectif d’expliquer et de différencier la pratique intense et parfois excessive dans le triathlon et dans le rugby, liant l’adaptation à la douleur et la compulsivité. Il serait intéressant de reproduire cette étude en sélectionnant un plus grand nombre de participants et en contrôlant les exercices supplémentaires et individuels pratiqués par les rugbymen(women). Références clés citées dans la bibliographie : Addison et al. (1998) ; Brevers et al. (2022) ; Irachabal et al. (2008) ; Muela et al. (2022)