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Au travers du #MeToo et du cyberharcèlement sexiste, quels sont les enjeux démocratiques mis en exergue sur nos réseaux sociaux? Penser l’(in)accès des femmes à l’exercice de leur liberté d’expression et à la justice au regard de l’espace numérique

(2023)

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Si certain•es peinent à admettre que le sexisme et le racisme perdurent dans nos sociétés démocratiques, ceux-ci ressortent au grand jour et avec virulence sur nos réseaux sociaux. Entre les mouvements émancipateurs portant la voix de celles et ceux qu’on n’écoutait pas dans la vie physique, et les raid anéantissant l’expression des personnes dont la parole n’est toujours pas acceptée dans l’espace public, chacun•e parcourt les réseaux sociaux emmené•es par les algorithmes vers des contenus spécialement sélectionnés pour nous. Qu’elles soient porteuses d’aspirations pour un futur meilleur ou, au contraire, détruisent tout semblant de vivre-ensemble, les stratégies mises en œuvre sur les réseaux ont des répercussions tant dans la vie numérique que dans la vie physique. Nombreux•ses sont celles et ceux qui se demandent alors si nos démocraties sont mises à mal par les réseaux sociaux. Afin de penser les enjeux démocratiques mis en exergue sur ceux-ci, cette contribution les envisage à la lumière de deux phénomènes, le cyberharcèlement sexiste et le #MeToo. Lorsqu’on s’intéresse à ceux-ci ainsi qu’aux rapports de genre qui leur sont inhérents, deux enjeux démocratiques peuvent être mis en évidence, l’exercice de la liberté d’expression ainsi que l’accès à la justice. D’une part, la liberté d’expression est sans cesse mise en avant par les réseaux sociaux, or celle des femmes et des minorités y est réduite, parfois à néant, par les cyberharceleurs. D’autre part, la question de l’accès à la justice se pose. Tandis que l’impotence du droit est dénoncée face à la large impunité dont bénéficient les utilisateur•rices les plus violent•es, des mouvements émancipateurs sont eux-mêmes qualifiés par certain•es d’antidémocratique. Nous analysons donc dans quelle mesure les femmes qui sont la cible de violences (en ligne ou non) ont effectivement accès à la justice, ainsi que les limites de ce que le judiciaire peut leur apporter. En conclusion, si des outils juridiques existent pour combattre les violences sexistes portant préjudice à la liberté d’expression, les procédures judiciaires permettent une large impunité de fait face à ces phénomènes. Dans les propositions de loi abordées dans la présente contribution, nous mettons en évidence les efforts d’adaptation à nos sociétés ultra connectées où les violences sexistes et sexuelles se diversifient et s’intensifient. Néanmoins, afin que chacun•e puisse s’exprimer sur les réseaux et puisse également accéder à la justice nous devons lutter contre les inégalités qui nourrissent les violences qui nous intéressent. Pour ce faire, nous pouvons agir par le biais des réseaux sociaux. Ceux-ci peuvent être une formidable fenêtre sur l’expression des vécus et des univers des autres, une ressource essentielle qui pourrait nous permettre de consolider nos démocraties et qu’il serait dommage de ne pas mobiliser.