Contact et psychose: comment s'orienter dans le transfert de personnes psychotiques
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- Notre projet est de réfléchir à la question « Qu’est ce que c’est que le contact ?» à partir d’une anthropologie clinique du contact ; ensuite, à la question « Qu’est-ce que cela veut dire “entrer en contact” aussi bien très concrètement que le plan théorique ? » à la lumière d’une théorie patho-analytique et d’une phénoménologie de la « Stimmung » ; finalement, à la question « Est-ce qu’une rencontre avec la personne schizophrène est possible ou non ? » au jour d’un témoignage et d’un travail sur les traitements de schizophrènes. Nous interrogeons d’abord l’introduction par Imre Hermann dans la théorie psychanalytique d’un nouveau couple d’opposés pulsionnels « s’accrocher-partir à la recherche » ainsi que son hypothèse concernant l’« union duelle » entre mère et enfant. Du fait que l'enfant humain est arraché prématurément au corps de la mère, il s’ensuit que le besoin d’accrochage persiste durant toute la vie. La suppression de l’union duelle est toujours éprouvée comme “violente” et assimilée à une castration. Nous envisageons la manière dont Léopold Szondi a trouvé dans la dynamique « s’accrocher-chercher-se séparer » un modèle pour le vecteur du Contact, une dynamique dialectique qu’il a ensuite généralisée à tout son système pulsionnel. Il reprend l’hypothèse de l’« union duelle » et invite à repérer les troubles du contact comme une voie de détour par rapport au parcours obligé du circuit de la séparation et du travail de deuil. Ensuite, nous restituons les lignes de force de la contribution de Jacques Schotte à une reformulation psychodynamique cohérente de la pensée szondienne. Schotte a dégagé les formes les plus simples des troubles du contact, les troubles de l’humeur, en reprenant en ce registre les névroses actuelles, les troubles psychosomatiques et le large spectre des pathologies du « soi » engendrant les troubles narcissiques, états-limites et psychotiques. Pour finir, nous abordons les vues psychanalytiques sur la schizophrénie de Harold Searles et l’importance fondamentale de la relation symbiotique. Les différentes phases de la « symbiose thérapeutique » ne peuvent être traversées que grâce à l’attention extrême que l’analyste porte à ses affects dans le contretransfert en réponse à l’action psychique du patient et grâce à une sensibilité absolue à la tonalité d’une relation véritablement interpersonnelle.