Open data : Etat des lieux et opportunité d'ouverture des données au Centre Hospitalier de Wallonie Picarde
Files
TricquetClémence-65951100-2017.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 1.66 MB
TricquetClémence-65951100-2017-ANNEXE1.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 684.95 KB
TricquetClémence-65951100-2017-Annexe2.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 1003.88 KB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- De nos jours, le mouvement Open data prend de plus en plus d’ampleur. Ce mouvement prend ses racines d’une part dans le domaine scientifique et dans l’idée qu’une collaboration globale de mise en commun des données permettrait des avancées globales. D’autre part, il est porté par un mouvement citoyen de liberté, d’accès aux données et de transparence des pouvoirs publics. La révolution numérique et les récentes évolutions technologiques lui ont permis de reprendre un nouveau souffle grâce à la hausse exponentielle du volume de données générées par l’activité humaine. Avec la transparence pour maître mot, l’Open data est plus que jamais d’actualité. De fait, de plus en plus de gouvernements se tournent vers l’Open gouvernement data et développent des politiques œuvrant dans ce sens. Ceux-ci sont motivés par des raisons sociales et politiques tels que la transparence, la responsabilité et l’engagement citoyen mais également par des raisons économiques. En effet, l’Open data est porteur d’innovation et la réutilisation des données permettrait la création de nouveaux services aux citoyens. Ceux-ci engendreraient des bénéfices à destination des organisations productrices de ces données. Ce mémoire poursuivra deux objectifs. Le premier est de dresser un bref état des lieux de la mouvance Open data dans le monde, plus particulièrement dans l’Union européenne et à moindre échelle, au niveau de la Belgique. Celle-ci ne s’affiche pas en tête du palmarès des pays les plus ouverts, mais se classe dans la moyenne. Le fédéralisme de notre pays ne simplifie pas l’effort. En effet, les différentes entités fédérées ne sont pas au même stade en ce qui concerne la maturité Open data. Ce travail sera l’occasion d’en étudier les raisons, de découvrir la stratégie fédérale mise en place pour l’Open data et de porter une attention particulière à la plus grande barrière qui se dresse devant l’ouverture des données : la protection des données à caractère personnel. L’arrivée d’un nouveau règlement pour la protection des données à caractère personnel devrait rassurer certains des détracteurs et apporter une protection complémentaire aux ensembles de données. Cette problématique de respect de la vie privée occupera également une place importante dans la suite de la recherche. En seconde partie, il s’agira d’évaluer l’opportunité pour une entreprise issue du secteur non-marchand et de surcroît évoluant dans le secteur de la santé, de se tourner vers l’ouverture des données. Aujourd’hui, la plupart des données publiées en Open data concernent les données issues du secteur public et des administrations. En Belgique, ceci s’explique sans doute par le fait que seul le secteur public soit soumis à l’obligation de publication. Mais y a-t-il d’autres causes ? Quels bénéfices pourraient retirer les entreprises de l’instauration d’une telle politique ? A quelles contraintes celles-ci devraient-elles faire face ? Qu’en est-il de la protection des données ? Ce travail adressera une recommandation en tenant compte des diverses contraintes pertinentes, du contexte et de la spécificité de l’activité de l’organisation. Cela sera aussi l’occasion de proposer un plan d’action complet qui répondra à la question du choix des données, de la protection de celles-ci, de la manière dont elles seront publiées ainsi que de la promotion à effectuer autour de la nouvelle politique.