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Les douze heures dans les services d'urgence à Bruxelles : A la rencontre des infirmiers

(2023)

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Objectif En Belgique, la pénurie de personnel infirmier catalysée lors de la pandémie à SARS-Cov-2 s'est aggravée. Les hôpitaux doivent fermer des lits par manque de personnel et limiter leur offre de soin. La rétention du personnel devient un enjeu majeur pour ces institutions. Pour accroître leur attractivité envers le personnel, les hôpitaux mettent en place différents dispositifs comme les quarts de travail de douze heures. Cette disposition permettant aux infirmiers d'obtenir un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle qu'il n'en avait avant. Cette étude propose de s’intéresser au vécu des infirmiers d’urgences de la Région Bruxelles -Capitale, aux enjeux et aux impacts portés sur la santé du personnel, des équipes et des patients. La particularité de ce travail réside dans la comparaison entre deux types de quart de travail différents vécu par les mêmes infirmiers. Méthode Onze entretiens qualitatifs (de 56 minutes en moyenne) ont été menés auprès des infirmiers de trois services d’urgence différents de la Région Bruxelles-Capitale. La plupart ayant connu la transition dans leur unité de soins depuis deux ans. Les entretiens émanaient de personnes aux milieux socio-démographiques variées. L’ensemble des données a été anonymisé, retranscrit puis analysé. Résultats Assez récente dans le paysage belge et plus ancienne dans les pays anglo-saxons, les douze heures sont mises en avant par les infirmiers pour le confort qu’elles apportent, notamment par la réduction de présence au travail mais également par d’autres acteurs. Ainsi les gestionnaires, les managers et les équipes y trouveraient également leur compte notamment par la baisse du nombre d’équivalent temps plein pour une même activité et une planification horaire plus aisée. Les raisons du choix des douze heures sont liées à la volonté de pouvoir recréer une vie en dehors du travail. Mais les journées de travail s’allongeant, les infirmiers auraient tendance à s’économiser offrant moins de collégialité ou de malléabilité ce qui engendre des conséquences sur leurs soins et sur la dynamique d'équipe. Conclusion Les douze heures permettent aux infirmiers de mieux concilier vie privée et vie professionnelle, leur santé sociale s’en porte mieux. La prévisibilité des quarts de travail permet de nouveaux comportements de vie, comme le développement de soi par le sport, la reprise d’étude et les voyages mais comporte des impacts inattendus dans d’autres domaines. Les journées de travail s’allongent, la vigilance baisse, certaines tâches ne sont plus exécutées. La sensation d’appartenance à une équipe se dissout, la dynamique de groupe est touchée et la santé mentale est perturbée. Le paroxysme de cette situation prenant place lors des prestations de nuit.