Determinants of weight gain and quality of life after treatment for craniopharyngioma
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Philippart_Marie_77161500_2017-2018.pdf
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- Introduction : Une prise de poids excessive survient fréquemment chez les patients traités pour un craniopharyngiome diagnostiqué dans l’enfance (CO), principalement due à l’atteinte hypothalamique engendrée. Roth et al. ont développé un score de lésion hypothalamique (HLS) qui quantifie les dommages hypothalamiques sur des IRM post chirurgie et ont corrélé cela avec le développement d’une obésité. Une autre conséquence affectant la qualité de vie (QoL) des patients atteints de CO est la survenue de déficits hormonaux. En post traitement, le déficit en hormone de croissance (GH) est présent dans 70 à 92% des cas. Buts de l’étude : Vérifier chez nos patients la relation entre le score de Roth et le développement d’une obésité à long terme. Ensuite, vérifier les déterminants de la prise de poids dans la prise en charge du CO et les comorbidités associées à une prise de poids excessive. Enfin, étudier l’influence de la réponse au traitement substitutif en GH sur la prise de poids, la composition corporelle, les comorbidités à long terme et la qualité de vie. Matériel et méthode : En rétrospectif : analyse d’IRM post opératoires et recueil de données anthropométriques. En prospectif : biologie à jeun, ostéodensitométrie, échographie carotidienne pour la mesure de l’épaisseur intima–media et questionnaires de QoL. Résultats : Après la chirurgie, la prise de poids est rapide la première année, puis se stabilise pendant 3 ans pour après augmenter de nouveau jusqu’à la dernière visite. Ensuite, nous avons pu montrer qu’un seuil de score de Roth supérieur à 4 prédit le développement d’une obésité à long terme. Le score HLS est aussi corrélé avec le BMI à la chirurgie. De plus, les patients obèses actuellement ont un BMI à la chirurgie plus élevé, suggérant qu’un BMI élevé à la chirurgie pourrait être aussi un bon facteur prédictif. Les patients ayant pris du poids durant le suivi développent souvent une obésité viscérale mais n’ont pas de comorbidités importantes ni d’altération de leur QoL même après 16 ans de suivi. Le type de traitement chirurgical/adjuvant ainsi que la récidive n’influence pas la prise de poids. Les patients obèses ont tendance à avoir plus de déficit ophtalmo et une moins bonne réponse au traitement substitutif en GH. La qualité de réponse à la GH lors de la première année de traitement n’influence pas la composition corporelle, les complications métaboliques ni la QoL. Conclusion : Le score de Roth évalué sur les IRM post chirurgie des patients atteint de CO se montre être un outil intéressant pour prédire l’obésité à long terme, ainsi qu’un BMI sds élevé à la chirurgie.