Identification des raisons justifiant le caractère anecdotique du recours à la pédagogie assistée par le chien dans les classes primaires ordinaires de la fédération Wallonie-Bruxelles
Files
GÉRARDY_52062000_2023.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 1.37 MB
GÉRARDY_52062000_2023_Annexe1.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 1.21 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- La présente recherche tire ses origines du triple constat non seulement de l’expansion de l’éducation assistée par le chien (AAE) (Beetz, 2013 ; Brelsford et al., 2017 ; Henderson et al., 2020) en raison de ses bienfaits sur les élèves (Beetz, 2013 ; Boyer, 2014 ; Connell et al., 2019 ; Correale et al., 2017 ; Daly & Suggs, 2010, Enders-Slegers et al., 2019), mais aussi de l’intérêt scientifique croissant dont elle fait l’objet (Enders-Slegers et al., 2019), et surtout de la paradoxale marginalité du recours à cette pédagogie dans les classes primaires ordinaires de la FWB. Dès lors, notre recherche a eu pour objectif d’identifier les raisons qui expliquent cet état de fait. Pour ce faire, nous avons eu recours à un design de recherche séquentiel exploratoire composé de deux phases. La première constituée de 13 entretiens semi-directifs, a eu pour objectif de recenser les différentes réalités constituant des difficultés à un tel projet pédagogique. Au regard des résultats de cette première phase, nous avons construit un questionnaire qui a permis de récolter les données de 479 individus. Grâce à ces données, nous avons identifié une difficulté majeure, de laquelle découlent d’autres, subsidiaires, à savoir la méconnaissance de l’AAE. Les autres difficultés relevées sont : l’investissement personnel, la nécessité de formation et d’observation de la part des enseignants (Coulombe et al., 2000), mais également l’éventuelle appréhension quant au comportement des enfants insuffisamment familiarisés avec l’espèce canine, et l’opposition éventuelle de collègues envers un tel projet. Par ailleurs, un tiers de la variance relative à la propension des enseignants à vouloir initier des pratiques d’AAE menée avec un chien s’expliquent par la combinaison de 6 facteurs qui peuvent être perçus comme autant de difficultés, à savoir : le choix du chien, des dispositions pratiques (taille du local, nombre d’élèves), des considérations sanitaires, l’implication des responsabilités morale et civile de l’enseignant responsable ainsi que le risque de fugue du chien. Arrivée au terme de cette recherche, nous nous demandons, au regard du nombre de difficultés identifiées comme telles si, outre les bénéfices pédagogiques, l’AAE n’améliore pas significativement les réalités professionnelles des enseignants qui ont, malgré tout, maintenu le choix de la pratiquer. Une future recherche pourrait alors étudier cette nouvelle hypothèse que la littérature semble déjà soutenir (Chandler, 2017 ; Jensen et al., 2021 ; Stewart et al., 2013 ; VonLintel & Bruneau, 2021).