Etude des liens entre sentiment d'efficacité personnelle et représentations de la relation pédagogique de l'enseignant au sein de l'enseignement secondaire en Fédération Wallonie- Bruxelles.
Files
Martin_97941200_2016.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 2.61 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Que ce soit en tant qu’élève ou enseignant, nous pouvons constater que les attitudes des uns et des autres divergent, chaque enseignant a sa manière de « donner cours » et de construire la relation pédagogique. Nous avons décidé de nous intéresser à ce phénomène. Notre recherche a pour objectif de comprendre si le sentiment d’efficacité personnelle de l’enseignant a une influence sur la manière dont il investit la relation pédagogique. Pour cela, nous avons entamé une recherche exploratoire de type qualitative procédant par entretiens semi-directifs. Notre cadre théorique s’articule autour de deux grands concepts, d’une part la relation pédagogique, en particulier le « schéma descripteur » de Biémar (2009) et d’autre part, le sentiment d’efficacité personnelle, en particulier les « sources » de ce sentiment (Bandura, 1993). Différentes questions ont émergé : Un enseignant qui a un sentiment d’efficacité personnelle élevé va-t-il accorder plus de temps aux activités en classe et donc créer des expériences de maîtrise pour ses élèves ? Le sentiment d’efficacité personnelle de l’enseignant influence-t-il la manière dont il investit les quatre facettes de la relation pédagogique ? Le sentiment d’efficacité personnelle de l’enseignant influence-t-il son choix de filière pour exercer sa profession ? Nos entretiens ont été réalisés auprès de dix enseignants répartis dans deux écoles, l’une proposant un enseignement secondaire ordinaire et l’autre offrant un enseignement secondaire spécialisé. Toutes deux font partie du réseau libre. L’analyse de contenu des entretiens a produit différentes matrices qui nous ont permis d’établir des constats au niveau de chaque enseignant, des comparaisons entre enseignants de chacun des deux établissements et entre des enseignants de cours généraux et de cours de pratiques professionnelles. Le premier constat est qu’un enseignant avec un sentiment d’efficacité personnelle élevé, qui est persuadé qu’il peut influencer positivement les apprentissages crée des « situations d’expériences actives de maîtrise » (Bandura 2013) au profit des élèves. Le second est que les enseignants avec un sentiment d’efficacité personnelle positif ont tendance à investir « la facette ontologique » de la relation pédagogique. A l’inverse, un des enseignants interviewés avec un sentiment d’efficacité moins positif investissait la relation pédagogique via « la facette des apprentissages et des contenus – savoirs. » Enfin, notre recherche ne nous permet pas d’établir des liens entre le sentiment d’efficacité personnelle de l’enseignant et le choix de filière pour exercer sa profession. Néanmoins, ces résultats conduisent à penser qu’il serait intéressant de réitérer ce type de recherche avec un plus grand nombre de sujets et d’approfondir les recherches à propos de l’investissement de la relation pédagogique. Peut-être serait-il intéressant de construire un outil à l’usage des enseignants, afin de les aider à s’évaluer et à prendre pleinement conscience des conséquences de leurs actions sur les élèves.