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La validité diagnostique des marqueurs biologiques de la maladie d’Alzheimer dans le liquide céphalo-rachidien dans une population d’allochtones

(2018)

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Les évaluations cliniques et neuropsychologiques montrent parfois des limites quant au diagnostic de la maladie d’Alzheimer (MA). Les populations d’allochtones posant de plus d’autres problèmes de par le niveau socio-culturel ou la langue, l’utilisation des biomarqueurs pourrait donc être une alternative de premier choix dans la pratique clinique. Le but de notre étude a été d’évaluer les marqueurs de la maladie d’Alzheimer dans le liquide céphalorachidien (protéine TAU, phosphoTAU et amyloïde β42) provenant de la base de données des Cliniques Saint Luc (2974 patients entre 2007 et 2014) en tenant compte des variables démographiques des patients : l’âge, le sexe, l’origine de l’échantillon et l’origine ethnique présumée. Pour cette dernière nous avons classé les patients d’après leurs noms et prénoms en : « Belges », « Italiens », « Maghrébins » et « Autres ». Pour les patients provenant des Cliniques Saint Luc nous avons aussi tenu compte du diagnostic établi par le neurologue et de leur niveau socio-culturel lorsqu’il était mentionné. Nos différentes analyses ont permis de confirmer les facteurs de risque déjà établis dans la littérature ; l’immigration, le niveau socio-culturel, le sexe et l’âge. Le diagnostic initial de démence n’est ni corrélé avec l’origine ethnique, ni l’origine hospitalière, ni le sexe au contraire de l’âge et des valeurs des biomarqueurs. En supprimant les variables confondantes « âge » et « sexe », nous avons vu que les valeurs de TAU et du rapport TAU/amyloïde sont plus pathologiques chez les immigrés. L’origine ethnique influence également de manière significative le niveau socio-culturel du patient. Toutefois à niveau socio-culturel équivalent, un allochtone consultera quand même plus tôt. En conclusion, nous pouvons dire qu’au diagnostic clinique, un allochtone n’aura pas un diagnostic fondamentalement différent d’un autochtone. Toutefois, à la ponction lombaire, les allochtones ont des valeurs plus pathologiques. Nous pensons que cela est dû à la fois à une latence de consultation plus grande mais également à une moindre protection contre de la neurodégénérescence par une réserve cérébrale plus faible, incomplètement expliquée par le niveau socio-culturel.