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Hanson_27981100_2016.pdf
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- L’objectif principal de ce mémoire était d’étudier le lien entre le maintien du but et la sémantique exécutive, dans le but ultime d’un diagnostic précis des patients aphasiques. Dans la littérature, le maintien du but a été mesuré par des tâches d’empan en mémoire de travail et par la tâche de négligence du but de Duncan et al. (1996). En effet, pour pouvoir maintenir correctement un but en tête, il faut d’une part pouvoir retenir et manipuler les informations dans notre mémoire de travail et d’autre part faire attention au but de la tâche, pour ne pas se laisser distraire par des informations saillantes. La sémantique exécutive, quant à elle, est une notion relativement récente qui fait référence au fait que nous n’utilisons qu’une petite partie de notre savoir sémantique en fonction d’une tâche qu’on réalise et/ou du contexte dans lequel on se trouve (Noonan et al., 2009). Une tâche bien connue pour évaluer les traitements sous-jacents à la sémantique exécutive est la tâche de jugement de synonymes avec des distracteurs fortement ou faiblement associés à la cible. Nous avons également voulu répliquer les résultats d’une étude réalisée par Kane et Engle (2003) en étudiant le lien entre le maintien du but et la gestion d’interférences dans une tâche d’inhibition non verbale. Les liens ci-dessus ont été étudiés chez des individus tout-venant. Selon nos hypothèses, les participants avec des capacités de maintien du but faibles (empan en mémoire faible et forte susceptibilité à la négligence du but) seront les plus en difficulté dans les deux tâches exécutives, à savoir la tâche de sémantique exécutive d’une part et la tâche d’inhibition non verbale d’autre part. Les résultats n’ont pas montré de lien entre le maintien du but et les interférences attendues à l’intérieur de la tâche de sémantique exécutive. Néanmoins, ils ont mis en évidence un lien entre le maintien du but et une autre forme d’interférence sémantique reflétant la difficulté à passer d’une épreuve (synonymie) à une autre (antonymie) en lien avec un changement du but de la consigne. Ces résultats suggèrent que les capacités que nous avons à maintenir efficacement un but sont plus utiles pour gérer les interférences inter-tâches que les interférences locales. Néanmoins, nous n’avons pas pu répliquer les résultats obtenus par Kane & Engle (2003) puisque nous n’avons pas trouvé de lien entre la mémoire de travail et la tâche d’inhibition non verbale.